Publicité

Tianli tisse une nouvelle phase d?expansion

21 mars 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Un mastodonte qui veut grandir encore. La filature Tianli Spinning de Belle-Rive a décidé d?investir une somme de Rs 1,5 milliard dans une nouvelle phase d?expansion, soit la troisième depuis qu?elle est entrée en opération en 2003. La direction de l?entreprise a dévoilé hier ses projets de développement lors d?une visite des lieux du ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah.

Tianli Spinning (Mauritius) est une société à capitaux chinois. Avec les nouvelles facilités projetées, sa production annuelle devrait passer à 20 000 tonnes. Le nombre de bobines en opération dans l?usine passera de 50 000 à 100 000. Cela nécessitera quelque 700 nouvelles paires de bras.

Tianli Spinning écoule la grosse majorité de sa production sur le marché local. Ses plus gros clients sont des entreprises en pleine croissance dont Star Knitwear. Les besoins des entreprises mauriciennes en fil se chiffrent à 55 000 tonnes par an. Le gouvernement entend favoriser l?autosuffisance en cette matière en appuyant les initiatives d?extension des filatures existantes ou l?implantation de nouvelles usines de fabrication de fils.

Pour le ministre Rajesh Jeetah, les projets d?expansion de Tianli Spinning sont les signes de retour de confiance dans l?industrie du textile-habillement. Il affirme que le secteur va mobiliser des investissements totalisant Rs 5 milliards cette année-ci. Plusieurs autres sociétés dont la CMT, Sonia Wear, Star Knitwear et CIEL Textiles ont de gros projets de développement. Il faut ajouter à cela les investissements d?opérateurs tel Toptex du Pakistan.

L?existence des filatures à Maurice favorise l?intégration du secteur au niveau national. Les avantages de pouvoir compter sur un approvisionnement local sont multiples. Les fabricants sont plus à même de travailler dans des délais de commande courts. L?industrie mauricienne peut ainsi développer de nouvelles forces concurrentielles au moyen d?un meilleur contrôle sur la chaîne logistique (supply chain).

Mais le ministre s?inquiète du manque d?intérêt des Mauriciens pour les métiers dans le textile-habillement. Et il lance un appel aux jeunes. ?Les opportunités sont là. On peut aussi trouver la sécurité d?emploi. Une entreprise qui investit Rs 1,5 milliard ne va pas fermer ses portes du jour au lendemain. Maurice bouge vers une industrie de la mode. Cela va nécessiter de nouvelles compétences. Il y a de nouvelles possibilités d?embauche pour les jeunes?, explique Rajesh Jeetah.

Tianli Spinning est parmi celles qui souffrent de cette pénurie (artificielle) de main-d??uvre. Sur un personnel de 400 personnes, l?usine n?a pu recruter qu?une soixantaine localement. Elle a dû faire appel à une main-d??uvre chinoise.

Publicité