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Tianli : plus qu?une zone industrielle, presque une ville
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Tianli : plus qu?une zone industrielle, presque une ville
Il n?est plus simplement question d?une zone industrielle. Les maquettes pour la Mauritius Tianli Economic and Trade Cooperation Zone (MTET) impressionnent. «Le projet a pris une nouvelle dimension», explique le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Il tenait une conférence hier, à Port-Louis, à la suite d?une présentation faite par les consultants chinois du projet aux représentants du gouvernement mauricien, dont les vice-premiers ministres et plusieurs ministres.
«C?est le plus grand projet intégré de développement jamais réalisé à Maurice. Ce n?est pas seulement industriel», souligne Navin Ramgoolam.
La zone économique de Tianli comporte six secteurs, dont un pour l?informatique et le business service, un quartier résidentiel, une zone de «services pour la communauté», une zone «Logistics and Purchase», une autre pour les démonstrations industrielles, et une sixième dite «Zone touristique et récréative». Une bretelle reliant la zone à l?autoroute Nord fait aussi partie des plans. Le coût total du projet est de Rs 20 milliards.
Plusieurs grands bâtiments et complexes verront le jour durant les cinq années sur lesquelles s?étalera le développement de la zone MTET. Parmi eux figure l?Oriental Entertainment City - complexe récréatif et sportif qui couvrira 80 216 m2 et une usine, le Custom-built plant qui s?étalera sur 79 328 m2.
Deux hôtels feront, quant à eux, partie de la zone touristique. Le China Hotel, dont la superficie est estimée à 71 550 m2, est le plus grand des deux, alors que le second, un hôtel trois étoiles, fera 19 772 m2. La surface du boulevard commercial, auquel n?auront pas accès les véhicules, est de 37 360 m2.
Le projet de la MTET a, depuis sa conception initiale en 2006, beaucoup évolué. Les consultants développeurs attribuent ce changement à plusieurs facteurs. «Nous avons pris conscience de la capacité et de l?ampleur de la disponibilité d?infrastructures à Maurice», soutient Yehchin Hsu, directeur exécutif d?Artcech-Inc, compagnie consultante sur le projet MTET et qui a aussi travaillé sur des développements en Chine, à Taiwan, au Japon, en Malaisie, à Dubayy et aux Etats-Unis.
Les promoteurs ont désormais choisi d?aller vers des industries modernes axées sur des produits dernier cri dans des filières, telle l?informatique. «Ces industries consomment moins d?eau et d?électricité et sont plus environmentally friendly», explique Yehchin Hsu. «Nous ne voulons pas avoir le genre d?industrie qui pourrait détruire l?environnement ou l?écosystème fragile d?un pays tel que Maurice», poursuit Yehchin Hsu.
Le nombre d?emplois qui seront créés par la MTET est considérable. «Dans cinq ans, il y aura 34 000 emplois directs et 8 000 emplois indirects», confirme Navin Ramgoolam qui rappelle aussi avoir précédemment annoncé : «Se pa dimunn ki pour rod travay, ce travay ki pour rod dimunn.»
Les travaux de construction sur la zone économique devraient démarrer d?ici deux mois. «Si tout se déroule comme prévu, les premiers occupants devraient arriver d?ici la fin de l?année, avec la fin de la première phase de construction», explique Yehchin Hsu.
Sur la question des planteurs de Riche-Terre et de Terre-Rouge qui occupaient des terrains à bail, le Premier ministre s?est montré rassurant. Il parle notamment de compensation offerte aux planteurs de Terre-Rouge et de la préparation d?un «package qui répondra à leurs aspirations» en ce qui concerne ceux de Riche-Terre, dont le cas en cour a été abandonné la semaine dernière.
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