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Tension lors de la comparution des videurs pour aggression

26 janvier 2008, 00:00

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Tension lors de la comparution des videurs pour aggression

Ils sont arrivés dans un van de la police et ne tenaient pas à être photographiés. Du coup, les photographes de presse ont eu droit à des menaces des videurs arrêtés à la suite de la bagarre qui a eu lieu à Quatre-Bornes, jeudi. Et leurs proches ne se sont guère montrés plus tendres, faisant volontiers rempart de leur corps. Un moment assez tendu que celui où les dix videurs ? Benito Lebrasse, Désiré Arlan­do, Jessy Anthony, Sanvin Do­o­­chooa, Krishna Joobray, Jaran Bantoa, Gervel Isabelle, Percy Tuyau, Robin Saurty et un mineur ? allaient comparaître.

11 heures, hier. Certains proches des videurs soupçonnés d?être impliqués dans l?agression des employés de l?Indian Resort sont déjà dans l?enceinte du tribunal de Rose-Hill. Les suspects sont censés comparaître à midi. Mais ils attendront un bon moment l?arrivée de ces derniers. En effet, étant donné qu?à cette heure-là, il n?y avait pas de magistrat, ce n?est qu?à 14 heures qu?ils comparaîtront devant la magistrate sous une charge provisoire d?agression.

<B>Videurs qualifies</B>

La tension est vive quand arrive le véhicule de la Central Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes vers 13 heures. On ne voit que la silhouette des dix prévenus à cause du grillage. Leurs proches et les photographes approchent mais ces derniers ne peuvent faire grand-chose. Ils sont menacés et on leur fait obstacle.

En cour, la police a objecté à la remise en liberté sous caution des suspects. Ils comparaîtront de nouveau le 31 janvier.

L?un des dix hommes arrêtés est représenté par Me Ashik Toorabally. Lors d?un interrogatoire hier, il a nié les accusations portées contre lui. Selon lui, les employés d?hôtel se seraient bagarrés entre eux et il n?aurait fait qu?intervenir. Il a déclaré n?avoir jamais vu les armes retrouvées par la police. En revanche, il aurait identifié des talkies-walkies saisis.

Deux autres suspects ont retenu les services de Me Ri­tesh Sumputh. Selon l?avocat, deux des dix suspects sont des videurs et les autres seraient des cleaners, serveurs et chauffeurs du club Enigma. Ses cli­ents affirment que l?hôtel avait organisé une cérémonie de remise de prix pour ses travailleurs qui se serait achevée vers 15 h 30. Mécontents de n?avoir pas reçu de récompense, certains auraient commencé la bagarre, selon eux.

Par ailleurs, la police a eu une réunion hier avec les propriétaires des clubs privés, discothèques et casinos aux Casernes centrales. Le commissaire de police a déclaré que le gouvernement est mécontent des fréquents cas d?agression impliquant les videurs. Des modi­fi­cations à leurs condi­tions d?emploi sont envisagées. Cela, dit le CP, parce que certains ne sont pas qualifiés et se comportent en «milices armées».

La police prévoit de faire des descentes dans les boîtes de nuit où des videurs faciliteraient la circulation de drogue. Les autorités prévoient donc d?établir des règles dans ces lieux, avec la coopération des gérants. Ceux-ci comptent collaborer. Ils devront désormais soumettre une liste des videurs qu?ils emploient. La police vérifiera s?ils sont qualifiés. Ils doivent avoir un permis et l?aval de la police, dit le CP.

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