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Temples de Tulsi Mandir : 150 et 25 ans

24 octobre 2006, 00:00

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A la fin d?août dernier, ces réminiscences d?il y a un quart de siècle nous permirent de saluer les 125 ans du temple Veeramakalee Ammen de Le Hochet, Terre Rouge. Un fils du regretté Mannick Veerasamy eut même l?amabilité de nous confirmer qu?une série d?activités et de prières se sont déroulées pour marquer d?une pierre blanche un anniversaire aussi significatif. Aujourd?hui, nous devons nous rendre à Beau Vallon ainsi qu?à la Montée Chapman, à l?entrée nord de Beau Bassin, à l?occasion du 150e et du 25e anniversaires respectivement de deux autres lieux de culte.

Accordons la préséance au temple tamoul de Beau-Vallon, probablement le plus ancien lieu de culte hindou après celui de Clémencia. A la fin d?octobre 1981, il célèbre son 125e anniversaire. A cette occasion, ses dirigeants procèdent à la pose de la première pierre d?une nouvelle salle de réception. M. Jacques Mottet, administrateur de Riche en Eau S.E., préside cette cérémonie. Sa participation réjouit même la fédération des temples tamouls qui y voit un signe de consolidation des bonnes relations existant entre le Sucre et elle

La construction d?un temple à Beau-Vallon, en 1856, est le résultat d?une initiative d?un groupe de Grandporiens. L?histoire retient les noms de MM. P. Chetty, Sanassee, Kathan, Akannoo, V. Peryamytabry et Acheemootoo. Ils savent canaliser le dynamisme des volontaires participant à la construction de l?édifice initial. Celui-ci ne connaît aucune modification par la suite car, dès 1856, il est doté d?un toit en dur et non en paille comme c?est souvent le cas à cette époque.

La fin d?octobre 1981 voit aussi l?inauguration d?un temple, au haut de la Montée Chapman, Beau-Bassin. On espère que Sir Seewoosagur Ramgoolam pourra, entre deux avions, présider cette cérémonie.

Le promoteur de ce temple est M. Toolaram Tulsidas. Né à Hyderabad, le 7 juin 1923, il débarque à Maurice en 1934 pour rejoindre son père, venu à Maurice en 1920, et pour prendre une part active dans le développement économique du groupe commercial du même nom. Un de ses frères est également présent à Maurice. En 1976, il se retire des affaires et de la gestion du magasin de Rose-Hill, pour se consacrer totalement à des activités religieuses. Il tient surtout à suivre les traces de son père, Chuharmal Tulsidas, qui compte à son actif la construction d?un temple à Hyderabad, Sind, Inde. Le Tulsi Sham Mandir, l?édifice sacré construit par Tolaram Tulsidas, est d?ailleurs dédié à la mémoire de M. et Mme Chuharmal Tulsidas. Une salle annexe au temple est dédiée à l?épouse de Tolaram, Mme Drupati Tulsidas, décédée en 1976.

Les pandits Jugdish Sharma et Ramdheeal sont les principaux consécrateurs du temple de 5e-Mille.

Chuharmal Tulsidas meurt en 1947 et son épouse, Shamabhai Tulsidas, en 1975. Elle a l?occasion, avant son décès, de poser la première pierre du mandir, le 13 janvier 1972, sur un terrain acheté par son fils en 1964. Les travaux se poursuivent pendant une décennie (1972-81). Tolaram Tulsidas conçoit lui-même les plans de son temple. Il confie les travaux à la firme Bhunjun and Sons. M.S. Guness se charge des travaux de boiserie.

Le Tulsi Sham Mandir comprend quinze sanctuaires dédiés respectivement à Laxmi, Hanuman, Gunesh, Durga, Muruga, Shiva, Parvathi, Ram, Sita, Laxmun, Krishna, Rada, Saraswatee, Shri Narayan. Les statues religieuses viennent de Jaipur, Inde. Il comprend aussi une résidence destinée au prêtre desservant, recruté en Inde.

Ce qui caractérise le Tulsi Sham Mandir, en octobre 1981, c?est le plancher entièrement recouvert de marbre, la disposition de miroirs dans les sanctuaires, la séparation des murthis ou statues religieuses.

L?express du 19 octobre 1981 parle aussi de Claude Hangoway, Mauricien épris du Royaume-Uni, au point d?endosser l?uniforme militaire anglais pour, entre autres, empêcher des Irlandais celtiques et catholiques de bouter hors d?Irlande les Anglais, anglicans, anglophones et anglophiles.

Claude Hangoway a 29 ans, en octobre 1981, quand il revient dans son île natale en vacances et qu?il consent à raconter ses aventures à son journal préféré. A la fin des années 1960, il travaille à bord d?un cargo grec. Il se trouve en Allemagne quand il reçoit l?ordre de se rendre en Australie pour rejoindre l?équipage d?un autre navire. Il choisit de passer par Londres pour visiter cette ville prestigieuse. C?est le coup de foudre. Il décide de rester en Angleterre. Le moyen le plus rapide et le plus pratique de régulariser sa situation d?immigrant sans permis est encore de s?engager dans l?armée anglaise. Il choisit le 3e Régiment de la Reine. On l?accueille à bras ouverts pour l?envoyer, à quatre reprises, en Irlande du Nord où catholiques et orangistes s?entretuent, sans jeu de mots. Il sert temporairement sous les ordres du Mauricien Jean Laurence Nairac. L?aversion moins grande des Irlandais catholiques pour les soldats noirs que pour les soldats anglais lui fait chaud au c?ur.

Claude Hangoway parle couramment l?anglais, le français et le grec. Il est choisi comme interprète lors de négociations anglo-marocaines, visant à permettre aux soldats anglais, basés à Gibraltar, d?aller s?entraîner au Maroc, plus exactement dans les environs du Mont Atlas. Les Nations Unies recourent à ses talents d?interprète, en plein conflit gréco-turc à Chypre, en 1974. Démobilisé la même année, il s?engage dans la police anglaise. Il se spécialise en dactyloscopie et dans l?étude des empreintes digitales. Il devient un spécialiste des marques de sueur et de sang. A ce titre, il participe à une enquête, dans le Yorkshire, visant à retrouver, sinon Jack L?Eventreur, du moins son semblable puisqu?on lui reproche la mort d?une dizaine de vieilles dames.

Qui nous racontera les exploits de Claude Hangoway depuis 1981 ?

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