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Ségolène Royal pense être suivie ou sur écoute?

12 juillet 2008, 00:00

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Rejetant les vives attaques de la majorité à son encontre, Ségolène Royal (photo) a redit avant-hier qu?elle voyait un possible lien entre le cambriolage de son appartement en juin et ses attaques contre le pouvoir, ajoutant qu?elle pensait être suivie ou placée sur écoute téléphonique.

«C?est évident, je suis sans doute suivie», a déclaré à RTL l?ex-candidate du Parti socialiste à l?élection présidentielle, faisant à nouveau référence aux conditions de la fouille de son appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 27 juin.

Les policiers chargés de l?enquête, dit-elle, ont remarqué que le logement avait été «visité» entre 20h30, heure du départ de son fils, et 22h30, quand elle-même est rentrée.

«L?intervention très professionnelle, qui a eu lieu à ce moment-là, a un temps très très court pour intervenir, à un moment où il n?y a pas de cambriolage, parce que c?est un moment où il y a beaucoup d?allées et venues», a-t-elle expliqué.

«Donc en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu?à mon domicile, c?est une évidence», a-t-elle dit.

Au lendemain des attaques de l?Union pour un mouvement populaire (UMP), qui juge qu?elle a «dérapé», Ségolène Royal a réaffirmé que le dossier de l?intrusion du 27 juin n?était pas à ses yeux «une affaire personnelle mais politique». «Il y a une coïncidence (avec) un moment politique sensible, c?est-à-dire le lendemain où je mettais en cause la mainmise sur la France du clan Sarkozy, la veille où je devais présenter ma contribution pour le congrès du Parti socialiste», a-t-elle dit.

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