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Sécurité renforcée pour les usagers de la mer
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Sécurité renforcée pour les usagers de la mer
Circuler sur la mer sera désormais beaucoup plus sûr. Et peut-être même plus que sur les? routes. Car les skippers de bateaux de plaisance sont aujourd?hui tenus d?avoir un certificat de compétence. Le but : faire de Maurice une destination balnéaire sûre.
?Lorsqu?ils montent sur un bateau, touristes et Mauriciens veulent être sûrs que les skippers sont qualifiés?, explique Anil Gayan, le ministre du Tourisme et des Loisirs.
Ce qui est chose faite pour 102 d?entre eux. Le 30 décembre, ils ont donc reçu leur certificat de compétence délivré par le Competency Test Board, un organisme créé par le ministère du Tourisme et des Loisirs. Pour mener à bien le programme de formation et d?évaluation des skippers, 30 formateurs étaient à pied d??uvre, sous la supervision du capitaine Yves Goilot. Le code la mer, un fascicule de 76 pages, a été lancé en 2003.
Spécificités ou susceptibilités
L?accréditation des skipppers mauriciens est un projet qui date de six ans et qui a mis du temps avant de prendre forme. ?Il a fallu tenir compte des spécificités locales?, insiste le capitaine Goilot. Spécificités ou susceptibilités ? En 2003, un groupe de skippers avait intenté une action légale pour contester le principe du test, avant d?être finalement déboutés par un jugement de la Cour suprême. C?est d?ailleurs ce qui avait retardé l?introduction des tests.
Les examens ont finalement débuté au début de 2004 avec des tests pratiques qui se sont déroulés en octobre dernier. Ces derniers ont été décentralisés dans les régions où il y a une forte concentration de bateaux de plaisance, soit à Grand-Baie, Trou-d?Eau-Douce et Rivière-Noire.
Dans le même souffle, le ministère du Tourisme souhaite plus de rigueur pour l?octroi des permis aux bateaux de plaisance. Ainsi, le permis délivré aux opérateurs de boathouses dans les hôtels expire en même temps que son contrat avec l?établissement hôtelier. Par ailleurs, la vente d?un bateau de plaisance n?implique pas nécessairement son transfert sur une autre base d?opération. Les contrôles techniques des bateaux pourraient passer sous la responsabilité du ministère du Tourisme et des Loisirs. La Tourism Authority qui réglemente le secteur est appelée à jouer un plus grand rôle.
Aménagement de centres nautiques
Mais attention. Même si nous évoluons dans un marché ouvert, les prix des opérateurs doivent rester ?raisonnables?. ?Nous ne devons pas pratiquer des prix qui nous placent en dehors du marché?, prévient Anil Gayan.
Maintenant que l?étape de la réglementation a été franchie, le ministère du Tourisme et des Loisirs désire aussi relancer son programme pour l?aménagement de centres nautiques sur les grandes plages de Maurice (Flic-en-Flac, Blue-Bay, Belle-Mare, Mon-Choisy, Le Morne). Autre projet déjà énoncé et très attendu par les skippers : la construction de marinas, autour de l?île. ?Nous sommes ouverts à toutes les suggestions?, lance Anil Gayan. L?année 2005 verra-t-elle enfin la concrétisation de ces projets ?
CODE DE LA MER
Les règles essentielles
■ Le code de la mer dresse une liste des terminologies marines, explique la navigation portuaire, la législation internationale et les principes de sécurité en mer. Il passe en revue les différentes activités nautiques (ski, planche à voile), il donne des conseils pratiques sur la météo, l?entretien des moteurs et les n?uds. Il insiste surtout sur quelques principes de base. C?est-à-dire toujours indiquer où l?on va lors d?une sortie et l?heure à laquelle on compte rentrer. Le code rappelle aussi la règle de priorité pour celui qui arrive à droite (tribord).
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