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Sécurité renforcée : 8 000 policiers sur les routes

5 janvier 2005, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Touristes agressés, commerçants dévalisés? Il n?était pas question que cette situation perdure. Pour les fêtes, la police a donc pris des mesures. 8 000 policiers ont été déployés à travers le pays pour s?assurer que tout se déroule dans le calme. Et tel a bien été le cas. Leur présence s?est avérée dissuasive pour les éventuels fauteurs de troubles : le nombre de vols, crimes et autres troubles sur la voix publique a considérablement diminué par rapport à la même période les années précédentes selon les informations qui sont parvenues au quartier général de la police, aux Casernes centrales.

Face à ce résultat probant, Le commissaire de police (CP), Ramanooj Gopalsingh, a expliqué, hier à l?express, qu?il compte adopter une nouvelle stratégie. Il a décidé qu?un nombre conséquent de policiers restera à son poste, cela même si les fêtes sont passées.

Il avait d?abord été convenu que les 8 000 policiers mobilisés retournent à leur poste respectif, réduisant ainsi considérablement leur nombre sur le terrain. Mais ce sont seulement les 800 nouvelles recrues qui faisaient partie du nombre qui bougeront vers la Police Training School.

Main-forte

Les autres policiers, officiers de la Special Supporting Unit (SSU) et Special Mobile Force (SMF) seront maintenus. ?La SSU et des éléments de la SMF vont continuer à prêter main-forte aux policiers sur le terrain?, précise Ramanooj Gopalsingh. En tous cas pour l?heure. Car certains d?entre eux devront bientôt reprendre leur travail au niveau des cours de districts et la Cour suprême ainsi que, rentrée scolaire oblige, aux abords des écoles et collèges.

Lors de séances de travail avec ses plus proches collaborateurs aux Casernes centrales et avec ceux du Prime Minister?s Office en ce début d?année, le commissaire de police a pris en considération le bilan positif enregistré lors des fêtes avant de décider de déployer un nombre accru de policiers.

Des instructions formelles ont été données à tous les responsables des postes de police à travers le pays pour que leurs hommes maintiennent ou augmentent le rythme de leur patrouille de jour comme de nuit, surtout dans les zones à risque, notamment celles sur lesquelles reposent des intérêts économiques et touristiques. On remarquera aussi la présence de ces policiers dans les régions où une montée de vols avec violence a été constatée. La capitale et certains de ses faubourgs bénéficieront d?une attention particulière.

Les policiers sur le terrain seront en uniforme mais il y aura également des officiers en civil. Et ces derniers seront d?ailleurs plus nombreux que les années précédentes. Ils circuleront à pied ou dans leurs véhicules respectifs, notamment à Ste-Croix, Cité-la-Cure, Roche-Bois et Baie-du-Tombeau où les habitants et commerçants sont exaspérés par la série de vols et d?actes de violence qui y ont été perpétrés.

Dans ces régions, la plupart des commerçants qui ont été victimes de vols avec violence vendent leurs produits à travers des barreaux qu?ils ont fait installer. Ils ne veulent plus ouvrir leurs portes par peur d?être agressé.

La police estime qu?elle ne peut résoudre seule ce problème qui noircit l?image de la capitale et du pays. Selon elle, il y a aussi du travail à être effectué au niveau des ONG, forces vives et travailleurs sociaux.

Nouvelles recrues

Par ailleurs, d?autres recrues sont attendues au niveau de la police, au mois de mai. Elles seront environ 800. Selon les derniers chiffres disponibles, ils sont quelque 400 policiers à partir chaque année. Dans la majorité des cas, ils sont arrivés à l?âge de la retraite où ont à leur actif les 25 années de service au bout desquelles ils peuvent faire valoir leur droit à la retraite. Il y a aussi quelques-uns qui vont travailler dans le secteur privé ou lancer leur propre business.

Le commissaire de police précise qu?il aurait souhaité pouvoir déployer un nombre important de policiers sur le terrain au plus vite mais cela n?est pas possible. Cela relève tout d?abord d?une question de budget mais aussi du fait que les procédures de recrutement au niveau de la Disciplined Forces Services Commission prennent au moins huit à neuf mois.

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