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Sur les scènes de l’émotion

26 mai 2006, 00:00

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“Madame Henderson présente”

Le plus grand théâtre de Londres</B>

Londres, 1937. Laura Henderson (Judi Dench) vient tout de perdre son cher époux et elle s’ennuie à mourir. Que faire de sa vie quand, à 69 ans, on est riche, en bonne santé, et qu’on ne cultive aucun goût excessif pour la nostalgie ? À la surprise générale, Mme Henderson décide d’acheter un théâtre au cœur de Soho : le Windmill. Totalement ignorante des histoires de gestion d’une salle de spectacles, elle fait appel au talentueux Vivian Van Damm (Bob Hoskins), directeur artistique et administrateur chevronné.

Les deux fortes personnalités ne tardent pas à se heurter, et Van Damm, choqué par les excentricités de Mme Henderson, va jusqu’à lui interdire l’accès du Windmill ! Cette étrange et fiévreuse relation ne tardera cependant pas à porter ses fruits. Mieux, elle bouleversera très vite les frileuses habitudes du théâtre britannique.

Madame Henderson présente retrace l’histoire du Windmill Theatre de Londres, après que Laura Henderson l’ait racheté en 1931. Equivalent londonien du Moulin Rouge, le Windmill a connu son heure de gloire dans les années 30 et 40. D’ailleurs, il fut le seul théâtre de Londres à rester ouvert durant la Deuxième Guerre mondiale, d’où son slogan “We Never closed”.

Après le décès de Laura Henderson en 1944, le théâtre continua ses activités, on put ainsi y découvrir des comédiens comme Peter Sellers, Harry Secombe, Tony Hancock ou encore Kenneth More. Le Windmill Theatre, tout comme le Moulin Rouge, a inspiré plusieurs films dont Cette nuit et toujours de Victor Saville avec Rita Hayworth.

Norma Heyman, la réalisatrice, revient sur la genèse du film : “Bob m’a apporté cette idée avec la montagne de documents que les Rose avaient amassée en treize ans dans le vain espoir d’en tirer une série télévisée. Le destin de cette vieille dame qui avait défié toutes les conventions de son temps me fascina. Imaginez un peu l’Angleterre hyper conservatrice des années 30, et cette lady fortunée qui rachète un théâtre sur un coup de coeur, puis entre en guerre contre son milieu d’origine et contre la censure en montrant, pour la première fois, des filles nues sur une scène londonienne.”

<B>“Fanaa” choisir son amour ou sa mort</B>

Rehan Qardi (Aamir Khan) est un guide touristique, féru de poésie, libertin qui plus est, qui prend la vie comme elle vient. Il va de ville en ville pour admirer les belles architectures comme pour faire la rencontre de belles femmes.

Mais lorsqu’il rencontre Zooni Ali Beg (Kajol), il commencera à considérer les choses différemment. La jeune femme viendra bousculer ses convictions les plus intimes.

Zooni est belle, intelligente et aveugle. Malgré son handicap, elle décide un beau jour de tenter l’aventure et de découvrir le monde par elle toute seule. Cap sur Delhi où elle rencontre Rehan, un homme différent, qui la comprend réellement, qui arrive à voir au-delà de son handicap et tout au fond de son âme…

Malgré les avertissements de ses amis et les paroles prodiguées par son père avant son départ, Zooni décide qu’il est enfin temps pour elle de découvrir l’amour et la vie.

Ils vont ainsi vivre des moments qui resteront gravés dans leur coeur. Rehan sera le guide, les yeux et l’amour de Zooni…

Pour la première fois, elle connaîtra l’amour mais ce que Zooni ne sait pas, c’est que Rehan lui cache un lourd secret. Un secret qui peut non seulement changer sa vie mais qui peut également la détruire…

<B>“Bénarès”

Le voyage se poursuit</B>

Mayi et son meilleur ami, Nad, quittent leur village, Bénarès, et se rendent à Port-Louis, dans le but de trouver deux femmes. Ils rencontrent un vieil homme qui leur propose de les conduire à bord de son pick-up. Sur la route, ils croisent deux prostituées, les font monter, et rentrent tranquillement vers Bénarès, en ayant l’air d’aller nulle part. Et tandis que le pick-up les ramène dans leur village, ils évoquent l’autre Bénarès, cette ville sacrée en Inde où les Hindous vont mourir pour gagner leur place au paradis.

Premier film tourné en créole mauricien, Bénarès, du roman éponyme du réalisateur et scénariste Barlen Pyamootoo, réunit des comédiens mauriciens. Le réalisateur a fait appel à des connaissances ou des acteurs amateurs, comme Jérôme Boulle (Jimi), puisqu’à Maurice, il n’y a pas encore de comédiens professionnels.

Lorsque Barlen Pyamootoo écrit le roman Bénarès, en 1999, il ne pensait nullement en faire une adaptation cinématographique. Mais quand Joël Farges, producteur, lui demande de lui céder les droits pour le cinéma quelques années plus tard, il accepte.

D’ailleurs, il se chargera de rédiger le scénario. Farges consent également à ce que l’écrivain s’occupe de la mise en scène, car celui-ci ne veut être dépossédé “ni de (ses) mots, ni de (ses) images”. Barlen Pyamootoo avoue qu’il lui a été très difficile de faire la transition entre le roman et le scénario, et il lui a fallu du temps avant de pouvoir privilégier les images aux textes.

<B>“Petites confidences (à ma Psy)”

L’amour n’a pas d’âge</B>

Une psy de 60 ans apprend qu'une de ses patientes de 40 ans sort avec un jeune homme de 20 ans. Jusque-là, rien à redire, jusqu'au jour où... la psy en question réalise que le jeune homme est... son propre fils !

Arrivera-t-elle à rester objective et professionnelle en apprenant des détails sur la vie privée de son fils...

Huit ans et rien que ça pour écrire le scénario de Petites confidences (à ma Psy). Ben Younger ne se sentait pas prêt à développer le film à cette époque, malgré Les Initiés, son premier film en 2000.

Il explique : “Je n’aurais pas été capable de l’écrire aussi justement que maintenant. Le sujet et le traitement nécessitaient une maturité, un recul que je n’avais pas encore. C’est une histoire qui repose essentiellement sur les personnages, bien plus que Les Initiés, et je me sentais moins à l’aise. Ce n’est vraiment que dans les trois dernières années qu’elle a trouvé son épaisseur et que je me suis senti prêt.”

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