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Sucre : l?Europe offre Rs 1 milliard à Maurice
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Sucre : l?Europe offre Rs 1 milliard à Maurice
L?industrie sucrière est fixée sur les mesures d?accompagnement qu?elle obtiendra de l?Union européenne. Elle sera au minimum de Rs 1 milliard pour l?année financière 2007-2008. Montant qui sera versé directement dans les caisses de l?État. L?annonce officielle a été faite, hier, par le chef de délégation de la Commission européenne, Claudia Wiedey, lors d?une rencontre avec l?État et tous les partenaires de l?industrie.
Les mesures d?accompagnement sont essentielles dans la stratégie du pays à réformer le secteur sucrier. La refonte en une industrie de la canne est urgente car le prix garanti du sucre sur le marché européen baissera de 36 %. Ces mesures que propose l?Europe pour Maurice et les pays ACP exportateurs de sucre seront déboursées de 2007 à 2013.
?Le montant minimal pour Maurice sera de 25 millions d?euros (NdlR : Rs 1 milliard) en 2007?, a affirmé Claudia Wiedey lors d?un point de presse commun avec les ministres Rama Sithanen et Arvin Boolell. Elle a tenu à rassurer que ce montant serait sujet à révision, en faveur de Maurice. Ce milliard de roupies vient d?un budget de Rs 6,6 milliards que l?Europe a mis à la disposition des ACP pour 2007.
Bien que fournissant 38 % du quota des ACP, Maurice ne peut aspirer à une somme supérieure, étant limitée par le seuil maximal de 15 % par pays.
Selon Claudia Wiedey, l?argent ne servirait pas exclusivement à financer des projets liés à la réforme. Au contraire, a-t-elle souligné, la réforme devrait ?ouvrir de nouvelles avenues? afin de maintenir un bon environnement social dans le pays.
Rs 14,3 milliards dans des projets
Il va sans dire que le montant ne sera guère suffisant pour que le pays puisse réaliser son ambitieuse stratégie qu?il explicite dans son plan pluriannuel soumis à la Commission européenne. Afin d?être viable quand la réduction sera effective en 2009-2010, le pays se doit d?injecter Rs 14,3 milliards dans des projets visant à transformer le secteur. ?Qui plus est, le déboursement aurait dû se faire en amont de la baisse du prix garanti?, a fait ressortir un membre du secteur privé à l?issue de la réunion.
De fait, afin d?avoir une plus grande part de ce budget, il faudrait que les autres Etats ACP ne réclament pas leur tranche. Ce reliquat serait réalloué.
En 2006, le pays était éligible pour une enveloppe de 5,82 millions d?euros. A la suite de l?incapacité de ses pairs à présenter un plan de réforme, le reste a été redistribué et le montant est passé à 6,54 millions d?euros.
Le mécanisme en place pour les années à venir n?est guère rassurant, a souligné le ministre des Finances, Rama Sithanen. Une crainte que partage le secteur privé. Il s?avère que l?Europe est dans l?incapacité de définir le budget pour la période 2007-2013. Et les mesures d?accompagnement seront décidées annuellement.
Maurice et les Etats ACP ne pourront, du coup, chercher des capitaux auprès des institutions financières en mettant ces débours futurs comme garantie. D?ailleurs, Claudia Wiedey s?est fait un devoir de préciser que les perspectives financières de l?Union européenne pour 2007-2013, bien qu?étant définies, n?ont aucune valeur légale.
N?empêche que Maurice dispose d?un avantage apparent de par la nature de ses relations avec l?Union européenne. Claudia Wiedey l?a d?ailleurs souligné dans sa présentation en prélude aux discussions avec l?industrie sucrière.
En 30 ans, le pays a bénéficié d?un montant de quatre milliards d?euros du Protocole sucre. ?De l?argent bien utilisé, qui a résulté en la transformation de Maurice d?une économie basée sur la canne à une économie reposant sur cinq piliers?, a-t-elle affirmé.
Et ce sera vers l?Union européenne que le pays se tournera pour aider à réaliser sa réforme économique, qui nécessitera Rs 160 milliards en dix ans. Une réunion est prévue ce 4 juillet à Bruxelles.
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