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Sucre : de nouvelles mesures pour les petits planteurs

18 août 2004, 20:00

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Le ministère de l?Agriculture boucle, dans les jours qui viennent, la rédaction d?un rapport recommandant de nouvelles mesures pour réduire les coûts des 33 000 petits planteurs de canne. Ce document, qui sera soumis à l?aval du gouvernement, s?avère nécessaire après la proposition de l?Union européenne de baisser le prix du sucre.

Le commissaire européen à l?Agriculture, Franz Fischler, a présenté un plan de réforme sucrière le 14 juillet dernier. Dès l?an prochain, il y aurait une baisse de prix de 20 % et de 33 % en 2007. Pour ce qui est du sucre roux, le prix diminuerait de 24 % en 2005 et de 37 % deux ans plus tard. Traduit en chiffres, le planteur obtenant Rs 15 000 par tonne de sucre, percevrait moins de Rs 10 000 en 2007.

Aucune mention de compensation n?est cependant faite en ce qui concerne les pays ACP, dont Maurice fait partie. Dans une récente interview à l?express, Jean-Noël Humbert, secrétaire de la Chambre d?Agriculture a précisé que ?pour les pays ACP, on se contente d?évoquer des programmes ?spécifiques? et des aides ?taillées sur mesure?.

Partage des frais

Ce sont les petits planteurs qui feront les frais de l?adoption éventuelle de ces mesures. Pour survivre et rester compétitifs face à cette nouvelle donne, ils sont appelés à abandonner leurs méthodes et à se regrouper afin de réduire les coûts.

Le ministère de l?Agriculture a pris les devants la semaine dernière en animant un séminaire à l?intention des planteurs des quatre coins de l?île. Le ministre de tutelle, Nando Bodha, et ses techniciens ont vanté les mérites d?un ?regroupement flexible?. A titre d?exemple, pour une superficie de 100 arpents, partagée entre 20 planteurs, l?idéal serait de se regrouper afin de se partager les frais lors de la coupe, pour l?irrigation et l?épierrage, entre autres.

Au cours des discussions, explique-t-on au ministère de l?Agriculture, les planteurs ont été très attentifs à ces suggestions, ils ont compris l?urgence de la situation.

?La réforme de l?industrie sucrière, entamée par ce gouvernement, est étalée sur 10 ans. Avec la nouvelle donne européenne, nous devons réduire ce temps à deux ans. Il faudrait que tout le monde s?y mette.? Des organismes parapublics, à l?instar de l?Irrigation Authority, sont tenus de suivre ce nouveau rythme.

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