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Sportivité dans un monde de tension

20 août 2004, 20:00

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La guerre froide était à son comble quand la Finlande organisa les J.O. de 1952, où l'URSS entra en fanfare avec 97 médailles, en exigeant un village olympique séparé.

Avec 69 pays et 5867 participants, un double record fut enregistré. Faute de succès en athlétisme, la Finlande obtint la médaille d'or de la sportivité et n'hésita pas à faire de Paavo Nurmi, disqualifié vingt ans plus tôt pour professionnalisme, le dernier porteur de la flamme. En athlétisme, Emil Zatopek, surnommé la Locomotive humaine, remporta le 10 000m, puis le 5000m devant le Français Alain Mimoun, avant de gagner le premier marathon de sa carrière. Quelques minutes plus tard, son épouse, Dana Zatopkova, devenait également championne olympique, au javelot. Sur 1500m, Josy Barthel offrit son unique médaille d'or au Luxembourg; le Brésilien Adhémar Ferreira da Silva fit sensation au triple saut; Mel Whitfield conserva son titre sur 800m, tout comme Bob Mathias au décathlon, qui battit le record du monde. Harrison Dillard s'imposa cette fois sur 110m haies et les Jamaïcains George Rhoden et Herbert McKenley dominèrent le 400m. En natation, où les Etats-Unis et le Japon se disputèrent la suprématie, le Français Jean Boiteux enleva le 400m, sous les yeux de son père qui plongea tout habillé dans la piscine. L'escrime mit en valeur Christian d'Oriola au fleuret; son cousin, Pierre Jonquères d'Oriola, remporta le jumping. En gymnastique, dominée par l'URSS, Victor Tchoukarine s'attribua 4 titres. En football, la Hongrie, avec l'une des plus grandes équipes de tous les temps, comprenant notamment Puskas, Grosics, Hidegkuti, Csibor, Kocsis, battit la Yougoslavie, 2-0.

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