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Souvenirs du conseil des districts

17 février 2008, 20:00

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Après 42 ans de bons et loyaux services au conseil des districts de Pamplemousses-Rivière-du-Rempart, Bizlall Mohes a pris sa retraite à la fin du mois de janvier. A cette occasion, le conseil des districts lui a remis un souvenir.

Bizlall Mohes, qui a toujours habité Mapou, était jusqu?à janvier, une figure incontournable du conseil. Ceux qui ont l?habitude de se rendre au siège du conseil devaient inévitablement le croiser, car même s?il était Senior Head Office Attendant, il était tantôt sur la chaise du réceptionniste ou il arpentait les bureaux du président et d?autres officiers. Il servait également de guide à ceux qui cherchaient toujours un bureau ou quelque employé.

C?est en 1966, à 18 ans, que le jeune Bizlall prend de l?emploi à ce qui était alors connu comme celui de commissaire civil. Il se trouvait parmi les recrues de Quatre jours à Paris (Travailleurs recrutés pour alléger le chômage) et travaillait comme laboureur. Il touchait Rs 109 mensuellement et pour chaque jour de travaux supplémentaires, il touchait 19 sous.

Le bureau du commissaire civil comptait 15 membres, soit trois pour cinq wards. Trois membres étaient nommés par le gouvernement et un de ces nominés devait être issu de la communauté blanche. Il était, en quelque sorte, le représentant de l?établissement sucrier car, à cette époque, l?industrie sucrière contribuait beaucoup au développement des villages.

Il n?y avait pas de bureau pour le président, car celui-ci venait au siège du conseil très rarement, que pour la tenue des comités. Des notables étaient parmi des conseillers. Ceux qui assistaient aux réunions étaient toujours élégamment vêtus, portant veste et cravate.

Le comité des Finances avait toute latitude pour recruter des employés. C?est ce comité qui allait décider des travaux qui devaient être entrepris.

Comme l?électricité n?avait pas encore gagné les régions rurales, le bureau du commissaire civil s?engageait surtout à offrir un service de voirie. Les ordures étaient transportées par des charrettes.

Bizlall Mohes se souvient que souvent le surintendant de police de la région du Nord, un représentant de la magistrature et un autre de l?industrie sucrière, se réunissaient pour dégager une stratégie pour éviter qu?il y ait des incidents dans le village. «C?était extrêmement rare qu?il y ait des incidents mais on prenait toutes les précautions en prévision des grands rassemblements et lors des grandes fêtes», souligne-t-il.

Le siège du conseil des districts servait de base à des agents, raconte Bizlall Mohes. pendant les élections de 1967, les agents se réunissaient dans la cour avant les grandes réunions.

Comme employé, il avait droit à un appartement, qui se trouvait dans la cour. «Pendant les cyclones, je devais travailler car le président était présent à son bureau pour veiller à ce que tous les centres de refuge soient ouverts. Après le passage du cyclone, il faisait la tournée des centres.» Bizlall Mohes ne cherchera pas un autre job.

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