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Sous les airs de Bohemian Rapsodhy
L?adaptation est plus que réussie. Le Carmen de Guy Lagesse, présenté au Café du Vieux Conseil jusqu?au 1er juin, est une très agréable fièvre espagnole, riche de ses couleurs et de ses airs d?opéras que l?on aime tant.
La magie, de cet opéra tant acclamé dans le monde, opère tout autant à Maurice, dans le cadre merveilleux du Café du Vieux Conseil. Privilégiant l?utilisation de décor naturel, les décors sont sobres, flexibles.
Le spectacle utilise au mieux la nature qui l?entoure, une fontaine, des arbres, des bâtiments de pierre, des colonnes en bois. Au public d?imaginer, de rêver.
Les personnages apparaissent comme par magie, chantant un air d?opéra que l?on reconnaît soudain. Le spectateur peut vite se laisser éblouir par un déluge de couleurs et de belle musique.
Ils apparaissent de tous les côtés comme de nulle part. Tels les fantômes d?une vieille légende franchissant le pas de l?ombre à la lumière, le temps d?une histoire d?amour.
Soudain, une mélodie bien connue, reprise en ch?ur par la foule. Si les frissons vous prennent c?est que le charme agit bel et bien.
C?est le charme de Carmen (Ingrid Blackburn), ivre de passion mais de liberté, qui séduit et enfièvre les esprits, en un regard, un sourire et un pas de danse.
Elle fait des victimes de son amour, dont Don José (Fabien de Commarmond, parfait dans ce rôle).
Dans les rôles secondaires, on peut se réjouir également de la performance des acteurs, qui jamais ne perdent le film de la tragédie qui se prépare. Escamillo, dans son bel habit de lumière, enchante avec son Toreador. Il s?adresse à la foule, comme au public.
Le play-back bien exécuté et mis en scène, s?oublie rapidement pour laisser place aux acteurs, qui jouent, portés par la musique.
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