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Sous contrôle, selon le Dr Ramen

8 mars 2006, 00:00

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Malgré les deux cas de chikungunya positifs enregistrés à Rodrigues, le Dr Sivalingum Ramen, directeur des établissements hôteliers à Rodrigues affirme que la situation est sous contrôle dans l?île.

Selon le praticien, toutes les dispositions ont été prises, comme à Maurice, pour détecter, contrôler et empêcher la prolifération des moustiques Aedes albopictus, vecteurs du virus qui s?est répandu en Asie par le commerce de pneus usagés. Il a ensuite gagné d?autres continents.

?J?ai demandé à tout le personnel médical et non médical affecté à l?aéroport, au port et dans d?autres zones sensibles d?exercer une surveillance plus accrue, principalement sur les passagers qui viennent de l?île de la Réunion et de Maurice. Il s?agit de noter leur adresse et leur lieu de résidence pour un suivi de leur état de santé. De plus, les avions sont désinfectés avant leur départ et à leur retour.?

Le directeur a ordonné que tous ceux qui ressentent des symptômes suspects de se rendre dans les centres de santé ou dans les hôpitaux les plus proches.

Il a également donné des directives, comme c?est le cas à Maurice, pour que chaque cas soit obligatoirement déclaré par le corps médical aux autorités concernées. Cette démarche, dit-il, pourrait aider à compiler toutes les données et sur les cas éventuels et en même temps d?identifier les régions affectées.

Avec le problème de la pénurie d?eau dans l?île, des habitants ont pris l?habitude de conserver l?eau sur le toit de leurs maisons. Le ministère de la Santé, a-t-il pris des mesures pour sensibiliser les gens sur le danger qui les guettent, surtout dans les zones éloignées ?

?Mes officiers et moi-même ont même ont été plusieurs fois sur les ondes de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) pour expliquer au plus grand nombre de Rodriguais les précautions à prendre, sans oublier la campagne de nettoyage qui a démarré samedi, à Petite-Gabriel et la campagne de démoustication par la pulvérisation d?insecticides et l?enfumage pour détruire les gîtes larvaires potentiels?

Cette campagne s?étendra dans toute l?île. Le Dr Ramen lance un appel à la population pour qu?elle participe activement à cette campagne.

Un comité a été mis sur pied sous l?égide de la Commission de la Santé pour suivre et contrôler l?évolution du chikungunya. Ce comité comprend des représentants du commission de l?Agriculture, de la police, de la douane, de Airport of Rodrigues, du Rodrigues Council of Social Services et du directeur du Port .

Le moustique du type Aedes Albopictus tacheté de blanc, devient porteur du chinkungunya. Il va transmettre la maladie à toutes les autres personnes qu?il va ensuite piquer.

Cette maladie ne se transmet pas d?homme à homme. Il n?y a pas de vaccin. Ce type de moustique affectionne les eaux stagnantes notamment celles accumulées sur le toit des maisons après les pluies ou dans les flaques d?eau accumulées dans les cours, dans les pneus usés, dans les vases ou les seaux. On peut également les retrouver dans les petites surfaces.

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