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Sommes-nous capables de consommer moins ?
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Sommes-nous capables de consommer moins ?
?Acheter ou ne pas acheter ?? Telle est la question posée par Isabella Marras du Programme des Nations unies pour l?environnement (PNUE) lors d?un atelier de travail sur la consommation durable, organisé hier dans le cadre de la Journée mondiale de l?environnement. Elle a notamment parlé de la façon dont nos actions quotidiennes influent sur l?environnement et l?industrie.
?La consommation durable nous concerne tous, ainsi que nos modes de vie. Il s?agit de défier les schémas de développement et de trouver une solution aux déséquilibres qui existent dans l?utilisation des ressources. Il faut essayer de faire un usage plus efficient et consciencieux de ce que nous avons afin de s?assurer qu?il dure plus longtemps?, a expliqué Isabella Marras.
Pour les entreprises cela implique une amélioration des procédures d?élaboration des produits et services et pour les gouvernements, une modernisation des infrastructures et des structures politiques. Le public est quant à lui appelé à ?voter avec ses poches?. Il doit en effet pousser les secteurs public et privé à ?mieux agir?.
L?ecological footprint sustainability measure donne une petite idée de la nécessité de renverser la tendance actuelle en termes de consommation. Cette étude a trouvé que si la population mondiale ? qui pourrait augmenter de 50 % d?ici 2050 ? consommait autant que les pays les plus riches, il faudrait 2,6 planètes additionnelles pour subvenir à tous nos besoins !
Les participants à cet atelier de travail ont aussi eu droit à un exposé sur les implications nationales de la consommation durable. ?C?est une question de développement et non d?environnement ! L?actuel modèle économique n?est pas durable?, a affirmé le Dr Ramjeeawon.
<B>Une société fondée sur le recyclage</B>
Ses arguments sont en faveur d?une fourniture d?énergie abordable et durable, d?une gestion intégrée des ressources en eau et des déchets, d?une planification urbaine, d?une vision à long terme pour les modes de vie, d?un plan d?action national et de l?inclusion de la consommation durable dans les statistiques nationales. ?Maurice ne doit pas faire les mêmes erreurs que les pays développés.?
Le ministère de l?Environnement a mis les bouchées doubles pour marquer cet événement. Outre la série d?ateliers de travail sur des thèmes ?Les organisations non gouvernementales et les femmes? et ?La Jeunesse, la Consommation durable et les Modes de vie?, l?environnement a lancé hier un ambitieux projet de reboisement intitulé ?Plantons un million d?arbres? auquel ont participé les écoles du pays. Une exposition sur la consommation durable a aussi lieu au Centre de conférences de Grand-Baie en marge des ateliers qui prennent fin jeudi.
Le ministre de l?Environnement, Anil Bachoo, a souligné sa volonté de faire de Maurice une société fondée sur le recyclage. ?Les déchets sont les signes les plus visibles de notre incapacité à mettre en place des systèmes de consommation et de production durable. Je dois admettre que jusqu?ici notre politique était principalement axée sur la production durable. Cependant la consommation durable et la production durable sont intimement liées.?
Anil Bachoo a également évoqué la mise sur pied prochaine d?un national cleaner production centre, du lancement d?un Mauritian industry environmental reporting award et la promulgation d?une réglementation sur les déchets industriels. ?Nous encourageons le secteur privé à entreprendre un reporting volontaire dans le cadre de la responsabilité sociale.? Il estime que les réglementations qui régissent tout ce qui a trait aux sacs plastique sont un échec. Il prévoit des changements à ce niveau.
Le thème de cette journée mondiale était ?Déserts et désertification : n?abandonnons pas les zones arides?. Dans un discours lu à travers le monde, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a justifié ce choix en rappelant que des zones arides occupent pas moins de 40 % de la surface de la planète et sont habitées par deux milliards de personnes.
PROMOTIONS
<B>L?horticulture à la portée de tous</B>
■ Encourager les Mauriciens à s?adonner aux pratiques horticoles (fleurs, plantes décoratives?). Telle est la mission de la nouvelle équipe dirigeante de la Mauritius Horticultural Society (MHS). Pour bien illustrer sa démarche, elle a pu convaincre plusieurs pépinières de l?île d?offrir des prix promotionnels sur leurs produits au public. Cette campagne coïncide avec les célébrations de la Journée internationale de l?environnement.
L?initiative en revient au nouveau président de la MHS, Shyam Benimadhu. Celui-ci est le ?Principal Research Scientist? à l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU). ?Cette campagne vise à sensibiliser les Mauriciens sur la nécessité d?embellir l?environnement.? Plusieurs opérateurs ont répondu à l?appel. Parmi eux, la Pépinière de Labourdonnais, Saiflorex, Marks Aquarium, Harry Flowers Centre, Pépinière Exotica, Khadaroo Garden Centre, IBL, Roger Fayd?herbe et Appiah pépinière. Ils proposent jusqu?à 20 % de réduction sur leurs produits. La promotion a débuté vendredi dernier et dure jusqu?à dimanche.
La MHS se veut une interface plus active entre les exploitants horticoles et les autorités, en l?occurrence les différents services du ministère de l?Agro-industrie. La société est à l?écoute des attentes et doléances de ses membres (professionnels et amateurs).
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