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Rendez-vous le dimanche 21 juin

«Fet Lamizik dan kat kwin» Beau-Bassin–Rose-Hill

18 juin 2026, 21:00

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«Fet Lamizik dan kat kwin» Beau-Bassin–Rose-Hill

Une vraie balade musicale. Le dimanche 21 juin, dès 10 heures, des voix et des styles variés animeront les rues et les places de Beau-Bassin–Rose-Hill, à l’occasion de la Fet Lamizik. Pour faire la fête à la musique, la ville accueillera plusieurs scènes sur lesquelles se produiront une panoplie d’artistes.

Une collaboration entre la mairie de Beau-Bassin-Rose-Hill, l’Institut français de Maurice (IFM) et Culture Events. «La musique montre une autre facette du pays», estime Toussaint André, maire des villes sœurs. «Beau-Bassin-Rose-Hill, c’est déjà la ville de la culture. Venez y mettre plus de joie, avec vos pensées positives», a-t-il ajouté. Pour sa part, Anaïs Robert, chargée de mission culturelle à l’IFM a expliqué qu’il était «très important de tisser des liens forts entre l’institution et les collectivités locales, qui sont proches de nous et qui jouent un rôle primordial dans l’action culturelle. On sent qu’il y a une volonté de placer cela au cœur de la ville». Elle a précisé que le soutien de l’IFM est aussi financier «parce que c’est important de rémunérer, à leur juste valeur, les artistes qui participent à la manifestation, cela, même si les événements sont gratuits et ouverts à tous».

C’est Culture Events qui a géré la programmation et l’organisation de cette Fet Lamizik. Jimmy Veerapin, le responsable, a confié que «san artis pa kapav organize. Coordonner la Fet Lamizik, pour moi qui suis originaire de la ville, c’est un appel que j’attendais depuis longtemps».

À l’affiche de la Fet Lamizik, il y aura Ezy Nick avec du reggae et une voix rauque à la gare de Rose Hill, du côté du magasin Galaxy, de 10 à 13 heures. Il partagera cet espace de street music avec Moya.G. Cette formation puise son inspiration dans les traditions musicales de l’océan Indien, qu’elle fusionne avec des sonorités modernes, entre afrobeat, sega, maloya et world music.

À la même heure, des notes résonneront à deux autres endroits stratégiques de la ville. Au Bazar Rozil, place à Raskenco Lecoq et son univers mêlant hip-hop, trap et dancehall, dans des textes inspirés des réalités du quotidien et de la street life. Ainsi que Kavi Joganah, fils de Ram Joganah, qui s’inscrit dans la lignée du Grup Latanier. Entre seggae, sega et influences world music, il raconte la société, ses combats. À la Place taxis de Beau-Bassin, micro ouvert pour le duo TazNTofer – Anastasia Virahsamy et Christopher Amurat – et l’auteur-compositeur Nabi.

En soirée, de 17 à 22 heures, le Plaza retrouvera l’ambiance des grands soirs. Au programme : «des figures emblématiques pour célébrer la richesse culturelle et la diversité musicale» du Grup Latanier des frères Ram et Nitish Joganah à Mary-Jane et Denis-Claude Gaspard, issus d’une grande famille du sega, héritiers de l’univers de Jean-Claude Gaspard, figure majeure du séga, lui-même descendant du ségatier Roger Augustin. Sont également attendus sur scène: Ravanne Sans Frontières, Steve Augustin et le Yen Kannamma Crew, qui est un groupe fondé par Cannen Samynaden, qui a fusionné les rythmes tamouls avec le séga, tout en reprenant également des chansons de films en langue tamoule.


Les origines de la fête de la musique

Tout commence en France en 1981, lorsque le ministre français de la Culture, Jack Lang, et le directeur de la musique et de la danse, Maurice Fleuret, imaginent cette fête comme une grande manifestation populaire, ouverte à tous les styles et à tous les musiciens. Maurice Fleuret formule alors la vision fondatrice : la musique sera partout et le concert nulle part.

La première Fête de la musique est inaugurée le 21 juin 1982, jour du solstice d’été dans l’hémisphère nord, avec pour principe fondamental la gratuité et l’universalité. La fête s’exporte sur la scène internationale dès 1985, notamment lors de l’Année européenne de la musique. En 1997, la charte La Fête européenne de la musique est signée à Budapest, étendant le mouvement à tous les pays souhaitant s’y associer. En 2017, plus de 120 pays célébraient cette journée à travers le monde. En s’inscrivant dans cette tradition, Beau-Bassin–Rose-Hill affirme sa place dans un réseau mondial de villes qui célèbrent la Fête de la musique.

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