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Sithanen appelle à la retenue dans les demandes pré-budget
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Sithanen appelle à la retenue dans les demandes pré-budget
Les temps sont difficiles. Les shopping lists devront en tenir compte. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, demande aux groupes de pression de faire preuve de responsabilité dans leurs demandes en prévision du budget 2006-07.
Le ministre démarrait hier à Port-Louis sa série de consultations pré-budgétaires avec les associations d?opérateurs et les forces vives. ?Je constate que plusieurs organisations viennent demander une augmentation dans les dépenses ou des réductions ou des exemptions de la taxe. Beaucoup veulent des exemptions de la TVA alors que les institutions financières internationales nous demandent d?élargir l?assiette de cette taxe?, souligne le grand argentier.
Rama Sithanen revient sur son message de responsabilité, de sacrifice, de retenue et de solidarité qu?il prône depuis quelque temps. Il explique le contexte dans lequel il est appelé à présenter son premier budget depuis son retour aux affaires.
La maîtrise des dépenses reste une priorité en vue de réduire le déficit fiscal et la dette publique. Certaines demandes d?exemption ou de réduction de l?impôt et de la TVA risquent de compliquer les ennuis, met en garde le ministre. ?Beaucoup de gens font des demandes pour réduire les taxes mais ne font aucune suggestion pour compenser les manques à gagner qui en découlent?, déplore Rama Sithanen.
Aux associations de petits et moyens opérateurs, le ministre dira que le gouvernement compte beaucoup sur les PME pour créer des emplois et générer la richesse. Il promet un meilleur accompagnement de la part des autorités notamment au niveau des sources de financement. Un Empowerment Fund sera bientôt opérationnel afin de faciliter l?accès aux capitaux.
?La main-d?oeuvre se fait rare?
Les entrepreneurs ont exposé plusieurs doléances au ministre. Certains se disent victimes d?anomalies concernant l?application des droits de douane et de la TVA, entre autres. D?autres se plaignent de la rigidité dans certaines lois ou encore du manque de main-d??uvre qualifiée.
?Il faut que le gouvernement assouplisse les lois touchant au recrutement et au licenciement des employés?, déclare Renaud Tinsive de la Small and Medium Enterprises Federation.
Pour Nazir Hosany, président de l?Association des propriétaires de boulangerie, le contrôle des prix sur le pain contraint les opérateurs à absorber les hausses dans les coûts de production pendant de longues périodes. Mais il y a aussi d?autres complications. ?La main-d??uvre se fait rare à Maurice. Le recours aux travailleurs étrangers est inévitable?, dit-il.
Alan Driver, représentant des petits et moyens imprimeurs, partage l?avis de Nazir Hosany. Dans son secteur également, le besoin d?importer des bras se fait sentir.
Les associations des professionnels étaient surtout concernées par la TVA qui est appliquée sur leurs services. Elles ont suggéré des moyens pour que leurs membres ne soient pas pénalisés par le fonctionnement de cette taxe.
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