Publicité

Allégations de pot-de-vin

Bruneau Laurette saisit la FCC, une vidéo impliquant l’ex-SST évoquée

19 septembre 2026, 13:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Bruneau Laurette saisit la FCC, une vidéo impliquant l’ex-SST évoquée

■ Bruneau Laurette ; Une capture d’écran de la vidéo qui est censée montrer les membres de l’ex-SST recevant de l’argent d’un suspect.

Bruneau Laurette a porté plainte hier auprès de la Financial Crimes Commission (FCC) contre deux anciens membres de la Special Striking Team (SST), faisant état d’allégations de pot-de-vin, d’extorsion et de racket. Dans sa déposition, l’activiste affirme vouloir attirer l’attention des enquêteurs sur plusieurs éléments liés à des opérations menées par cette unité aujourd’hui dissoute.

Parmi les éléments qu’il souhaite voir examinés figure notamment une vidéo – non datée et non authentifiée – qui circule sur les réseaux sociaux. Elle montrerait, selon ses déclarations, un membre de la famille d’un suspect remettant de l’argent à un ou plusieurs officiers de l’ex-SST en 2024, toujours selon ses dires.. Bruneau Laurette demande que les circonstances de cette remise d’argent soient établies, notamment l’identité des personnes présentes, le montant concerné et la raison de ce versement.

Rs 6,2 millions de drogue présumée

Cette vidéo est évoquée dans le contexte d’une affaire de drogue ayant conduit à l’arrestation d’un habitant de Camp-Levieux, Rose-Hill, après une opération de controlled delivery portant sur un colis en provenance de Chine en 2024. Dans cette affaire, les autorités soupçonnaient le colis de contenir de la drogue de synthèse. Expédié depuis Shenzhen, en Chine, il avait été déclaré comme contenant du matériel de peinture. Un contrôle aux rayons X avait cependant permis de détecter une substance dissimulée dans un emballage en aluminium. L’analyse préliminaire effectuée après la saisie avait indiqué la présence présumée de drogue de synthèse. La valeur marchande de la cargaison avait été estimée à environ Rs 6,2 millions.

Une opération de controlled delivery avait ensuite été mise en place par les enquêteurs. C’est dans ce contexte que l’habitant de Camp-Levieux avait pris la fuite. Il s’était finalement constitué prisonnier de son propre gré au quartier général de la SST, aux Casernes centrales, en présence de son avocat. Lors de son interrogatoire, il avait reconnu avoir pris la fuite pendant l’opération, tout en niant catégoriquement toute implication dans l’importation du colis. Il avait également soutenu ne jamais avoir commandé la substance découverte dans le colis. Le contenu avait été transmis au *Forensic Science Laboratory pour analyse.

Une remise d’argent à vérifier

C’est autour de cette affaire que Bruneau Laurette souhaite désormais que la FCC examine une vidéo montrant, selon lui, un proche du suspect remettant une somme d’argent à des officiers de l’ex-SST. La nature de cette remise d’argent reste à déterminer. Les enquêteurs devront notamment établir si cette somme était liée à l’opération policière, si elle constituait éventuellement un paiement illégal et dans quelles circonstances elle aurait été remise.

La vidéo devra également être authentifiée et son contenu replacé dans son contexte. À ce stade, les images ne permettent pas à elles seules de conclure à l’existence d’un pot-de-vin. Pour Bruneau Laurette, cet élément mérite néanmoins d’être versé à l’enquête. Il affirme que sa démarche auprès de la FCC vise plus largement certaines pratiques qu’il dénonce depuis plusieurs années au sein de certaines unités chargées de lutter contre le trafic de drogue. L’activiste évoque également plusieurs autres arrestations et opérations policières, estimant que leurs éventuelles connexions devraient être examinées. Il demande notamment que les enquêteurs cherchent à déterminer si certains individus auraient bénéficié de protections ou de traitements particuliers.

La FCC devra désormais analyser les informations communiquées par Bruneau Laurette, ainsi que les éventuels éléments audiovisuels et documentaires qui accompagnent sa plainte.

Publicité