Publicité

?The show must go on?

10 avril 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

par Aline GROËME

Non, nous ne parlerons pas de ce cinéma-là. Celui qui consiste à filmer les ébats de mineures avec ou sans leur consentement. Mais plutôt de l?impatience qui habite tous ceux ( nous en faisons évidemment partie) qui ont hâte de voir ?Bénarès? sur grand écran.

Dans l?interview qu?il accorde à la présente édition de l?express, Barlen Pyamootoo, l?auteur-cinéaste, explique le pourquoi d?une diffusion française avant une projection locale, le délai entre la post-production et la projection effective. Bref, tous ces pépins, petits mais surtout grands, qui émaillent son aventure cinématographique.

Car d?aventure, cela en est bien une. De mémoire, nous n?avions que le souvenir de Les moussons intimes, film documentaire d?Alain Gordon Gentil et de Bisanvil, court métrage de David Constantin, comme deux exemples de production made in Mauritius, diffusés en salle localement.

Otayo, qui s?était chargé de l?événement, avait annoncé au moment des faits, que les séances seraient rééditées si le public suivait. Et puis pas de nouvelles. Jusqu?à ce que Paul Olsen, de Otayo nous explique : ?Nous avons eu en moyenne une cinquantaine de personnes par soirée. Il ne faut pas oublier que Les moussons intimes a d?abord été diffusé à la MBC, alors que d?habitude, c?est le contraire qui se passe, c?est-à-dire, la diffusion en salle avant le passage à la télé.?

L?histoire s?est chargée de nous rafraîchir la mémoire. Il y a de cela une vingtaine d?années, Ramesh Tekoit réalisait Et le sourire revient, projeté en salle. Depuis, il a voyagé, s?est essayé au tournage d?un ?téléfilm international? en 2003, dont nous n?avons pas eu de nouvelles, si ce n?est le fait que les acteurs locaux se sont plaints de ne pas avoir été payés.

Parler de ?cinéma mauricien?, c?est d?abord se demander par quel bout l?attraper. Puisqu?il en est à ses premières armes. Et ce ne sont pas les bonnes volontés qui manquent. Il n?y a qu?à voir les éditions successives du festival de court-métrage organisé par la Mauritius Film Development Corporation (MFDC).

Manque de formation, absence d?expérience, rien n?arrête ces participants. Certains, par exemple l?équipe de Clap Production, ont même réussi à établir un roulement pour que l?un des membres de la boîte présente son court tous les ans.

Il faut bien commencer quelque part. La MFDC l?a fait. De ne plus cantonner Maurice à une terre de tournage mais susciter les tournages, les talents, les initiatives. Ne rentrons pas dans les sempiternelles questions de moyens. La question est de savoir où les trouver. What next ? Faudra?t-il se contenter d?attendre le prochain film de Barlen Pyamootoo ?

Publicité