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Sept ans qu’on attend…

1 septembre 2005, 00:00

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Depuis Patrick Haberland devant le Plaza à Rose-Hill, où une impressionnante foule s’était massée pour accueillir le premier Mauricien à décrocher le Tour de Maurice pour la deuxième fois en 1998, nous attendons toujours. Notre attente qu’un autre coureur mauricien nous redonne les mêmes frissons que le champion des petits pays nous avaient procurés quand il acheva son quatrième Tour de Maurice les bras levés vers le ciel commence à devenir trop longue. Deux fois vainqueur (1996 et 1998), ex-aequo en 1995 mais classé deuxième derrière le Réunionnais Vincent Morels, Patrick Haberland attend un héritier.

L’année dernière avec Yannick Lincoln, nous y croyions. Mais les dieux du cyclisme en avaient décidé autrement. En sport, comme dans la vie, on ne peut pas tout contrôler.

Avant que Patrick Haberland n’accroche son premier Tour de Maurice en 1996, Eric Pitchen avait fait flotter le quadricolore en 1987. Oui, neuf ans auparavant ! L’attente fut longue une fois encore. La patience est la mère des vertus, dit-on.

On dit aussi que le charbonnier est maître sur ses terres. On veut bien le croire. Mais dans le monde de la petite reine chez nous, ce sont plutôt les Réunionnais qui sont les maîtres. Douze victoires, dont quatre au grand seigneur Richard Baret, le Lance Armstrong du Tour de Maurice, toute proportion gardée bien sûr. Ce bon vieux Richard ne nous tiendra pas rigueur si on le compare à Armstrong qui, pour sa part, a intérêt à raser les murs ces temps-ci.

Sur ce Tour 2005, vingt-quatrième du nom, les regards seront braqués sur le leader de l’équipe Maurice-MJS, Yannick Lincoln. Contrairement à l’année dernière, le jeune leader ne se met pas la pression, évitant qu’un objectif devienne une obsession et une obsession un échec. Avec lui, Maurice pourra compter sur Thomas Desvaux qui a prouvé cette saison qu’il a les jambes et le moral pour se frotter aux meilleurs. Nos espoirs reposeront ainsi sur les deux rivaux de la saison régulière qui ont eu l’élégance de ranger les armes pour faire cause commune sur le Tour.

Gilbert Quéland, patron de l’équipe de Maurice, souhaite ardemment qu’un Mauricien remporte ce Tour, peu importe la couleur de son maillot. Et il est prêt à l’aider avec ses gars. Le message est clair. Sept équipes mauriciennes s’élanceront sur ce tour de Maurice. Si pour une fois, mais seulement une fois, chacun mettait de côté ses divergences, il y a de l’espoir de voir un Mauricien être sacré. Une fois le tour bouclé, c’est seulement à ce moment-là que les comptes pourront être réglés.

En 1996, Roland Nicolin était à la présidence de l’AMC quand Haberland remportait le tour. Serait-ce un signe ?

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