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Sept ans de prison pour un concubin jaloux
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Sept ans de prison pour un concubin jaloux
Sa jalousie l?a rendu impitoyable. Kaviraj Boodia, un habitant de Moka âgé de 34 ans, a été condamné hier à sept ans de prison pour avoir mortellement agressé sa concubine Soonita Bundhun, lors d?une violente dispute le 22 septembre 2004. L?accusé, technicien à l?université de Maurice, avait plaidé non-coupable, affirmant que sa compagne l?avait provoqué. Le magistrat Pritviraj Fekna a rejeté sa version car «la provocation ne justifie pas les coups».
Kaviraj Boodia et Soonita Bundhun vivaient une relation tumultueuse depuis le début de leur histoire en 2000. Il n?aurait pas apprécié qu?elle sorte avec des amis pour faire la fête ; elle lui reprochait son manque de tolérance et son agressivité.
Après trois ans de concubinage et de disputes, Soonita Bundhun retourne vivre chez ses parents à Saint-Pierre. La séparation n?est que temporaire. Moins d?un an plus tard, ils se remettent ensemble. Cette fois-ci, plus question d?habiter la maison des parents de Kaviraj Boodia à Gentilly, Moka. La jeune femme n?est pas en bons termes avec sa belle-mère. Ils sont alors hébergés par un habitant de la localité.
Mais la séparation ne semble pas avoir changé grand-chose car les disputes reprennent de plus belle. Le 22 septembre 2004, une violente altercation éclate après le dîner. Soonita Bundhun est battue avec un gourdin. Elle s?endort sans se rendre compte de la gravité des coups. Son état de santé s?aggrave durant la nuit. Elle meurt à son réveil dans les bras de son agresseur.
Selon le rapport du Dr Abdool Khalick Mohungoo, alors Principal Police Medical Officer, Soonita Bundhun est décédée des suites d?une asphyxie provoquée par les blessures infligées par Kaviraj Boodia. «La victime a suffoqué en ravalant des vomissures car les coups portés par son concubin l?ont rendue quasiment inconsciente», précise le Dr Abdool Khalick Mohungoo.
<B>Contre-expertise rejetée</B>
Kaviraj Boodia avait demandé une contre-expertise du Dr Amar Charya Gujjalu, médecin légiste du privé. Selon ce dernier, les analyses de son confrère n?ont pu établir la véritable cause du décès de Soonita Bundhun. Pour lui, des examens approfondis sur le cadavre et une analyse en profondeur des échantillons en laboratoire auraient été nécessaires.
Mais le magistrat Pritviraj Fekna a estimé que le médecin légiste du privé s?est basé uniquement sur le rapport du Dr Mohungoo : «Il n?a pas participé à l?autopsie et n?a pas consulté les notes de son confrère», dit-il. Avant d?ajouter que le délit commis par l?accusé reste condamnable. «La femme a perdu la vie alors qu?elle faisait confiance à l?accusé, pour avoir partagé sa vie», conclut le magistrat.
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