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Semaine décisive pour les sept membres de la MCIT

28 janvier 2006, 20:00

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«Nous restons solidaires. » Les sept limiers de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), inculpés pour la mort du suspect Rajesh Ramlogun, sont confiants qu?ils seront blanchis par la justice. Malgré leur calme apparent lors de la reconstitution des faits aux Casernes centrales, hier, ils savent que cette semaine sera décisive.

C?est au plus tard mardi que le magistrat Raj Seebaluck, qui a présidé l?enquête judiciaire sur la mort de Ramlogun, fera connaître ses conclusions au DDP. À la lumière de ce rapport, le DPP décidera de la marche à suivre. Après huit jours en détention, jeudi, les sept suspects ont gagné une première manche. Ils ont retrouvé la liberté sous caution, l?accusation d?assassinat contre eux ayant été réduite.

Mais, même libres, les « circumstantial evidences » contre eux s?accumulent. Cette semaine, une sentinelle d?Alcatraz a confirmé que Ramlogun portait des blessures au visage lorsqu?il a été admis au centre de détention dans la nuit du jeudi 12 janvier.

En ce qui concerne l?autre « evidence » contre eux, c?est-à-dire le constat du médecin légiste Amah Charrya Gujjalu, les policiers comptent faire appel à un neurochirurgien américain dans l?espoir qu?il trouve d?autres causes à l?hémorragie cérébrale qui a terrassé Ramlogun.

L?expert américain, explique un avocat des policiers, sera épaulé par un collègue mauricien. Ils se contenteront des rapports et des radios avant de décider s?ils réclameront une contre-autopsie.

Par ailleurs, durant la semaine écoulée, les deux responsables de la MCIT, le surintendant Hurrydeo Raddhoa et l?inspecteur Ranjit Jokhoo ont été entendus par la Central CID. Ils ont déclaré qu?ils étaient absents à l?interrogatoire de Ramlogun.

Ce qui fait sourciller certains enquêteurs car, selon eux, pour une affaire de l?envergure du double crime de Lallmatie, au moins un officier du grade d?inspecteur devait être présent.

Dans le cadre de l?enquête sur le drame de Lallmatie, la Central CID a entendu le neveu de Ramlogun, Ashwin Ramgotee. Il a de nouveau mis en cause son oncle dans le meurtre des belles-s?urs Jhury.

Sur le plan politique, l?affaire Ramlogun déchaîne les passions. Hier, à sa conférence de presse, le leader de l?opposition Paul Bérenger a déclaré que le Premier ministre a « fragilisé la hiérarchie de la police ». Pravind Jugnauth, leader du MSM, lui, a commenté la situation de l?ordre public, la montée de la criminalité pour ensuite expliquer que le « malaise au sein de la police » est dû au fait que Navin Ramgoolam « soutire » Raddhoa.

<B>Campagne contre le Dr Gujjalu ? </B>

La séquence des événements est troublante. Des informations recherchées mercredi auprès du poste de police de Vallée-Pitot par un officier se faisant passer pour le responsable du service de renseignements, ont paru comme par hasard dans un journal vendredi. C?est ce qui pousse certains aux Casernes centrales, qui ont eu vent de la démarche de l?unité répondant au Premier ministre, à dire qu?une campagne de dénigrement est dirigée contre le Dr Amah Charrya Gujjalu. Surtout depuis qu?il a conclu devant l?enquête judiciaire que Rajesh Ramlogun a été victime de brutalité. Les renseignements recherchés concernent les observations faites l?an dernier par des policiers sur un présumé attentat à la pudeur du médecin sur une mineure qu?il examinait. La jeune fille n?ayant pas porté plainte, les détracteurs du Dr Gujjalu ont fait remonter l?affaire à la surface. Le médecin compte, lui, entamer des poursuites contre ceux qu?il soupçonne d?être des proches des membres de la MCIT.

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