Publicité
Sapin de Noël, arbre à palabre
?Le Père Noël n?existe pas, la petite souris non plus, on nous a tout expliqué.? Pourtant, pour rien au monde, Shawn, sept ans, n?aurait accepté qu?il n?y ait pas de sapin à la maison. Même attitude chez son frère Steve, huit ans et demi ( il insiste fortement sur le demi), qui exige un sapin de ?trois mètres cinquante par là?.
Debout dans l?herbe sur le bas-côté de la route, avec leur maman Michaëlla Hau, du côté du cimetière de St-Jean à Quatre-Bornes, ils sont venus choisir la perle rare qui illuminera leur home sweet home d?Albion. Le choix s?est déjà porté sur trois branches de cyprès que le marchand, Adil Jhungeer, s?est déjà chargé d?embarquer dans le véhicule des Hau.
Et puis c?est le coup de c?ur. Michaëlla flashe littéralement sur un sapin de Noël, placé un peu à l?écart ?parce qu?il ne tenait pas contre le mur? du cimetière, comme le lui explique Adil, qui, de bonne grâce, accepte de faire l?échange. Et de décharger le 4x4. C?est aussi cela, l?esprit de Noël, pour ce marchand de bonheur pour Rs 100 à Rs 400 l?unité.
Une ambiance commencée depuis le 20, date à laquelle le département des Bois et Forêts du ministère de l?Agro-industrie a entamé la vente de sapins de Noël. ?Nous allons en fournir jusqu?au samedi 23 décembre?, précise Vishnu Tezoo, Acting Deputy Conservator of Forests. Prix de vente de ces sapins (nom scientifique : pinus elliottii) : Rs 70 l?unité.
Pour les revendeurs, l?achat minimal est de 20 pièces, qui leur seront vendues à Rs 60 l?unité. À charge pour eux d?abattre eux-mêmes les sapins sous la supervision des Bois et Forêts. Des symboles de Noël qu?ils iront chercher du côté de Salazie dans le Nord, Eau-Bouillie, Parc-aux-Cerfs, Grand-Bassin et Sophie. ?L?année dernière, nous avons vendu environ 13 000 sapins? , affirme l?officier qui nous explique que le département a ?fait provision pour 20 000 sapins cette année?.
Le sapin ? Chacun l?imagine à sa manière. ?Les enfants n?aiment pas ceux qui ressemblent à des filaos?, explique Michaella Hau. Ses fils se souviennent encore de celui de l?an dernier. ?Il était beaucoup trop haut, il touchait le plafond, il était un peu cabossé, on n?avait pas pu mettre l?étoile?, raconte Steve. Sa maman, plus pratique, se souvient qu?elle avait dû ?couper une branche par-çi, par-là, colmater un peu?.
À Rose-Hill, en face de l?église Notre Dame-de-Lourdes, les sapins ont fait leur apparition hier matin. C?est l?équipe de Marclain, habitant de Trou-d?Eau-Douce, qui se charge d?assurer le service. ?Troi nuyit nou pou dormi dehor, nou pou vande?, explique notre interlocuteur.
Lui qui, le reste de l?année, vend selon la saison, du glaçon râpé ou des fruits, s?est organisé pour proposer des sapins à Rs 150-Rs 200 l?unité. ?Les grandes personnes changent souvent d?avis et décident d?acheter un sapin artificiel. Mais les enfants sont toujours d?accord pour avoir le vrai. Celui qui parfume la maison?.
Toujours est-il que la tendance est au sapin tout blanc cette année. Les modèles traditionnels en plastique sont entre Rs 250 ? Rs 325 en petit format dans les commerces.
Publicité
Publicité
Les plus récents