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Saint-Felix : des habitants réclament le gel du projet

3 septembre 2004, 20:00

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«C?est un viol des droits fondamentaux des habitants de Saint-Félix.» Forts de cette conviction, deux habitants de la région, Saheed Ruhomally et Iqbal Korimbocus, demandent que les travaux en vue d?exécuter le projet intégré de tourisme de Saint-Félix soient stoppés. Ils allèguent également que les procédures n?ont pas été respectées.

Une notice a été publiée dans les journaux et la Government gazette, qui fait état du projet du Town and Country Planning Board de modifier le découpage du district de Grand-Port-Savanne pour le projet intégré de Saint-Félix. La notice donne un délai de trois mois aux membres du public pour se faire entendre auprès du Town and Country Planning Board.

Saheed Ruhomally a donc écrit aux autorités au nom des habitants de l?endroit pour protester contre le projet. Il estime que cet acte, même s?il est conforme à la Town and Country Planning Act de 1954, viole les lois de Maurice : priver la nation mauricienne de propriété, violer le devoir fiduciaire dû aux habitants de même que les principes de développement durable auxquels Maurice adhère.

Les plaignants ont donc sollicité une rencontre avec les représentants du Town and Country Planning Board pour leur faire part de leurs doléances. Deux réunions ont été organisées mais il semblerait que les travaux ont déjà commencé malgré le délai de trois mois accordé aux habitants pour protester contre le projet.

En fait, pour les besoins de ce projet, une superficie de 165 arpents de terrain côtier, se trouvant entre Pointe-aux-Roches et Saint-Félix et faisant partie du Coastal Protection Area sera répartie. Le projet intégré inclut un changement du tracée de la route côtière et une extension de la plage publique. Pour faire place à trois nouveaux hôtels, un centre de récréation pour les personnes âgées et d?autres projets relatifs au tourisme.

INJONCTION EN COUR SUPRÊME

Saheed Ruhomally et Iqbal Korimbocus estiment que cette décision est arbitraire et qu?elle a été prise au détriment des habitants de la région. Selon les plaignants, des copies du plan du projet de répartition n?ont pas été déposées au bureau du board malgré la garantie donnée dans la notice parue dans les journaux. Arguant qu?ils ne sont pas contre les projets de développement du gouvernement et la constructon de nouveaux hôtels, ils disent néanmoins objecter au fait que le public soit privé d?une superficie de la plage.

Saheed Ruhomally et Iqbal Korimbocus, ont donc entré une injonction en Cour suprême demandant l?arrêt immédiat des travaux qui, soutiennent-ils, ont commencé illégalement. Ils demandent à la cour d?empêcher le board de faire une demande auprès du président de la République afin d?obtenir son aval pour ce projet. Ils sont représentés par Me Joy Beeharry et Me Aratee Prayag, avouée.

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