Publicité

Réactions à chaud

16 mai 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Par Nazim ESOOF</B>

Le MMM n?a jamais eu autant de mal à préparer sa liste de candidats. C?est la réflexion d?un militant de la base. A sa conférence de presse samedi dernier, le leader du parti, Paul Bérenger, soutenait que ces difficultés étaient dues, en partie, au fait qu?il fallait faire de la place à des candidatures féminines. Si en théorie cet argument peut bien tenir, par contre dans les faits, il illustre le caractère machiste des partis politiques.

En promettant une femme présidente et l?alignement de huit femmes sur sa liste, l?alliance gouvernementale est bien loin des ambitions affichées pour une valorisation de la femme sur la scène politique. Et dire qu?on parlait de parité ! Il ne s?agit pas d?être obsessionnel sur la question. Il y avait plus simplement un souhait qu?une présence féminine accrue en politique pouvait amener un peu de sens et de dignité et nous éloigner de la bêtise virile à laquelle les hommes ont tendance à réduire la politique.

Rashid Beebeejaun peut être un homme content. Dans l?éventualité d?une victoire de l?Alliance sociale, il accéderait au poste de vice-Premier ministre. Content du symbole qu?il arrive à incarner aux yeux de son leader. Au-delà de Rashid Beebeejaun ou de Sam Lauthan et des autres politiciens qui sont ramenés à des simples emblèmes, la recherche du fameuse équilibre ethnique au sein du ?Front Bench? d?un gouvernement traduit surtout une idée réductrice de l?unité nationale. Sur le plan politique, le fait est implacable : le Premier ministre seul est détenteur de tous les pouvoirs. Mais les électeurs ont bien démontré leur propension à s?accrocher aux symboles vides. C?est une autre forme de ?bribe? électoral et cela marche à tous les coups !

Navin Ramgoolam met en garde. Il assure que certains devront rendre des comptes. A chaque fois, qu?ils sont dans le camp des opposants, les dirigeants politiques, qu?ils se nomment Ramgoolam, Bérenger ou Jugnauth, tiennent des discours aux relents de chasse aux sorcières. C?est une bien vilaine man?uvre. S?ils commençaient à débarrasser leurs propres partis des sectaires, des opportunistes et de tous ceux qui servent la politique comme moyen de s?enrichir, ils rendraient un plus grand service au pays.

Enfin le leader du MSM, Pravind Jugnauth, est tout heureux d?annoncer que l?Employees Real Estate Investment Trust a permis d?accélérer le processus de démocratisation de l?économie. Soit, mais la man?uvre est condamnable. Il faut pouvoir faire la distinction entre la surenchère électoraliste et une mesure gouvernementale qui engage la responsabilité de l?Etat. Mais, en période de campagne, tous les moyens sont définitivement bons pour s?accrocher au pouvoir.

Publicité