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Rs 250 millions pour l’extension du Chantier Naval de l’océan Indien
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Rs 250 millions pour l’extension du Chantier Naval de l’océan Indien
Perspectives prometteuses dans la construction et réparation de bateaux de pêche. Le Chantier Naval de l’océan Indien (CNOI) s’apprête à franchir la troisième étape de son implantation à Mer-Rouge. L’entreprise investira Rs 250 millions additionnelles dans l’extension du quai et l’installation d’un élévateur à bateau.
Des bateaux de 60 mètres de long et jaugeant 1 400 tonnes pourront ainsi être levés. De plus, avec l’extension envisagée, le chantier naval disposera de quais d’une longueur de 400 mètres, contre 250 mètres actuellement.
Une décision finale sera prise d’ici juillet par les actionnaires du CNOI, qui comprennent Ireland Blyth Ltd (IBL) et les Chantiers Piriou de France. Ces nouveaux investissements porteront à environ Rs 1 milliard les investissements entrepris dans ce chantier ces cinq dernières années.
Si la première étape d’implantation du CNOI consistait en l’aménagement d’un quai et d’un atelier de construction, la seconde était la construction d’une cale sèche.
“Avec l’extension du quai et l’achat d’un élévateur à bateau, nous allons certainement nous doter de moyens et d’infrastructures appropriées pour construire des navires de bien plus grosses capacités, allant jusqu’à 100 mètres de long, contre 50 mètres actuellement”, explique Jean-Yves Ruellou, directeur du CNOI.
D’autant plus qu’IBL projette la construction de deux bateaux (Cargo Reefers) pour remplacer le Pelamis et le Mazara. Ces bateaux transportent actuellement le thon à Port-Louis pour le compte des usines de traitement de thon, notamment Thon des Mascareignes et Princes Tuna.
<B>Grande première</B>
“Ce projet d’IBL est à un stade embryonnaire. Les discussions sont en cours mais il y a certainement des chances qu’il aboutisse”, avance Jean-Yves Ruellou.
“Le carnet de commandes du CNOI tant au niveau de construction que de réparation de bateaux est rempli jusqu’à la fin de l’année. Cela s’explique, ajoute-t-il, par le bon rapport qualité-prix. Les perspectives d’avenir dans ce secteur sont très intéressantes.”
Le CNOI s’est lancé depuis quelques jours dans la construction d’un thonier palangrier (long liner) pour le compte d’une société réunionnaise. Long de 21 mètres 20, il coûtera environ Rs 50 millions et devrait être livré en octobre. Le thonier sera doté d’une cale pour le transport du poisson frais et d’une autre pour le poisson congelé. C’est la première fois qu’un tel bateau sera construit à Maurice.
“Dans le cadre du développement de la pêche industrielle à Maurice, la construction de ce type de bateau est un plus avec le nombre d’emplois qu’il peut générer si des sociétés mauriciennes s’y mettent”, affirme Jean-Yves Ruellou.
Outre la construction du long liner, une dizaine de thoniers de grosse capacité seront d’ici décembre dans la cale sèche du CNOI pour des travaux de réparation et de carénage.
La plupart d’entre eux battent pavillon français et espagnol et opèrent dans la zone océan Indien. Le carénage de trois bateaux réunionnais, qui pratiquent la pêche à la légine, et un langoustier sont aussi parmi les autres navires attendus.
Le long liner réunionnais est le dixième bateau de pêche construit par le CNOI depuis son implantation en 2001. Le chantier naval a réparé 87 navires. “Nous n’avons pas encore atteint notre vitesse de croisière mais nous avons encore des années de forte croissance. Nous visons pour 2006 une croissance de 10 % de notre production par rapport à l’année dernière”, soutient Jean-Yves Ruellou.
Le CNOI emploie 180 personnes mais offre de l’emploi indirectement de 700 à 800 autres personnes à travers des activités de sous-traitance.
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