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Retour à la case compétition

3 juillet 2005, 00:00

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Après une étape à Paris au siège de la FIA, la Formule Un retrouve la piste à l'occasion du Grand Prix de France, où les écuries équipées de pneus Michelin auront à coeur de briller sur les terres de leur équipementier.

Entendues mercredi par la Fédération internationale de l'automobile sur leur responsabilité présumée dans le fiasco du GP des Etats-Unis, sept des dix équipes du plateau connaîtront leur sort le 14 septembre, date à laquelle les autorités de la F1 rendront leur verdict. Jugées coupables par la FIA, les écuries en question ont annoncé mercredi leur intention de faire appel, à l'exception de Red Bull.

A Indianapolis, seules les six monoplaces chaussées par Bridgestone avaient participé à un simulacre de course remportée par le septuple champion du monde Michael Schumacher au volant de sa Ferrari.

Michelin avait demandé aux écuries qu'il équipe de ne pas prendre part au GP, estimant que la sécurité des pilotes n'était pas garantie en raison d'un problème de pression des pneus.

Sur le circuit de Magny-Cours, c'est une autre pression que les pilotes devront gérer. En premier lieu, l'Espagnol Fernando Alonso, leader du championnat du monde avec Renault, et le Finlandais de McLaren Kimi Räikkönen.

Car la farce d'Indianapolis a permis à Schumacher de décrocher son premier succès d'une saison bien mal entamée et de revenir, avec 34 points, à trois longueurs de Räikkönen.

<B>Alonso n?a pas la pression</B>

Alonso est encore loin devant avec 59 points mais sa marge d'erreur s'est réduite, en grande partie en raison du retour des Flèches d'argent, qui restent sur trois succès sur les quatre dernières courses disputées.

« McLaren est pleinement concentré sur l'objectif de remporter sa quatrième victoire de la saison au GP de France ce week-end », a déclaré Räikkönen.

« Nous avons poursuivi notre travail de préparation à Jerez (Espagne) et nous sommes impatients de retrouver la compétition en France. Globalement nous avons vu une première partie de saison excitante, avec des batailles aussi serrées qu'intenses sur la piste. »

Alonso, lui, n'accorde que peu de chances à Schumacher et Ferrari de revenir dans son rétroviseur. « Il revient parce qu'il a marqué dix points à Indy et huit au Canada », a-t-il dit. « Mais nous savons que nous étions plus compétitifs que Ferrari à Indianapolis et que nous étions devant eux avant d'abandonner à Montréal », a-t-il rappelé.

Schumacher, d'ailleurs, ne verse pas dans l'excès de confiance. « Je tiens à mettre tout le monde en garde. L'écart avec Alonso est extrêmement important. Le chemin est encore très long », a-t-il expliqué.

Prié de dire s'il ressentait une pression particulière à l'idée de courir en France au volant d'une monoplace française, Alonso a répondu : « Pour moi, Magny-Cours est une course normale. Je ne ressens pas plus de pression parce que cela se passe en France. Mais pour l'équipe c'est quelque chose de spécial car il y a beaucoup de fans de Renault. Donc quand je cours à Magny-Cours pour Renault, je ressens une grande fierté. »

Michelin confiant sur son avenir

Le directeur de la compétition chez Michelin, Pierre Dupasquier, a assuré ne pas être inquiet quant à l'avenir de l'équipementier en Formule Un après le fiasco du Grand Prix des Etats-Unis. Mercredi, le président de la Fédération internationale automobile (FIA), Max Mosley, a déclaré qu'il était « concevable » que Bridgestone soit l'unique pourvoyeur de pneumatiques du paddock en 2008. Mosley a dit avoir eu vent de problèmes de sécurité concernant les pneus Michelin et a assuré qu'il y aurait une enquête sur le sujet.

Interrogé sur cette sortie de Mosley jeudi à Magny-Cours en marge du Grand Prix de France, Dupasquier a déclaré : « Je ne pense pas que la FIA ait cette intention. Est-ce qu'on ne fait pas un bon travail ? Ne sommes-nous pas compétents dans les disciplines dans lesquelles nous sommes engagés ? »

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