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Reims ne réussit pas à Suzanne

19 novembre 2005, 20:00

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Tout ce qu?il touche ne se transforme pas forcément en or. Néocom, un centre d?appels, basé à Reims, en France, et « soutenu » par Jean Suzanne, grand patron d?Infinity, a mis la clef sous le paillasson dans un climat social houleux au début du mois. Jean Suzanne, Senior Adviser du Premier ministre dans le domaine des technologies de l?information et de la communication, en prend pour son grade.

La phrase inscrite sur le drapeau brandi par une employée licenciée, devant le tribunal de commerce de Paris, en dit long sur l?état d?esprit des anciens de Néocom : « Patron Voyou. Jean Suzanne, y a un hic, pas de politique sans éthique. »

Jean Suzanne étant injoignable hier, c?est Gérald Bouillaud, propriétaire du centre d?appels de Reims, et également directeur général d?Infinity à Maurice, qui nous a répondu. Il minimise le rôle de Suzanne dans sa société. Il précise que ce dernier est « tout au plus un partenaire commercial. Nous sommes associés avec Infinity pour des raisons d?image ».

Mais c?est sur l?homme d?affaires mauricien que toute l?attention se focalise en France. L?Union affirme ainsi qu?il a fréquemment été à Reims ces derniers mois et que c?est lui qui aurait « ordonné » au directeur du centre d?appels d?en interdire l?accès aux salariés après l?annonce de sa fermeture. Gérald Bouillaud nous précise que le personnel commençait à être démotivé. « Ils avaient connu quatre repreneurs. Et on avait aussi perdu un gros client récemment. En conséquence, seuls, 43 salariés sur les 100 travaillaient vraiment. Nous avons décidé de placer l?entreprise en liquidation. »

Ce sont justement les procédures de liquidation et les conditions dans lesquelles l?entreprise a fermé boutique qui font fulminer les licenciés de Néocom. « La société avait déposé le bilan mercredi 2 novembre? Le lendemain matin, en arrivant au travail, les salariés avaient trouvé une partie de leurs outils de travail disparue », rapporte le journal de Reims. Il avance également que des charges prélevées sur les salaires des employés (l?équivalent de nos contributions au National Pension Fund) n?avaient pas été reversées aux organismes concernés. « C?est totalement faux. Le tribunal nous a donné raison à ce sujet », affirme Gérald Bouillaud.

Les avocats des salariés affirment toutefois que Gérard Bouillaud, mais aussi Infinity, leur doivent toujours des comptes.

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