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Rama Sithanen veut réconcilier les PME et le concept de “duty-free island”

27 juillet 2005, 00:00

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RAMA SITHANEN ministre des Finances, ne lâche pas prise. Il est revenu à la charge pour pointer du doigt le principe du “duty-free island”, à l’issu d’une rencontre, hier après-midi, avec les associations des petites et moyennes entreprises (PME) locales.

Cette réunion survenant le lendemain de celle avec le Joint Economic Council est la poursuite des discussions entre le gouvernement et les différents acteurs économiques. L’ob-jectif affiché du ministre sera, d’une part, de renverser la vapeur dans ce segment porteur en termes d’emplois et de contribution à la croissance économique du pays, et de l’autre rendre les PME plus compétitives.

Au cours de cet exercice, long de plus d’une heure, le vice-Premier ministre a pris connaissances des griefs et attentes des entrepreneurs, que le présent gouvernement place au cœur du développement économique. Les doléances n’ont pas manqué, tant ce segment est vaste, composé de multiples sous-secteurs. Et Rama Sithanen l’a d’emblée reconnu que les soucis diffèrent d’un groupe d’entrepreneurs à l’autre.

Le principal grief exprimé porte sur l’avènement du concept de “duty-free island”, mesure phare du dernier discours budgétaire. L’élimination des droits d’accise de 80 % à 0 % aurait ouvert les vannes pour des importations massives, selon les intervenants à la réunion.

“Nous avons des coûts de production en hausse. Avec l’élimination de la taxe, il suffit qu’une personne parte à l’étranger, revienne avec des valises de vêtements, l’écoule à même le trottoir pour nous concurrencer. Il faut des réglementations, dont l’octroi contrôlé des permis”, a fait ressortir Ameena Sorefan, directrice d’une entreprise de textile pour femmes et enfants.

D’ailleurs, dans une déclaration à la presse, Rama Sithanen a maintenu que le concept de “duty-free island” est arrivé dans la “précipitation”. Il incombe maintenant au présent gouvernement de trouver un moyen “de réconcilier les exigences du hors taxes avec la protection des PME”.

Sur le même sujet, Rama Sithanen a été très critique, estimant que “ce n’était pas nécessaire d’éliminer les droits d’accises” car ni l’Organisation mondiale du commerce ni la Southern Africa Development Community ne le préconisent dans un si bref délai. Exception est faite pour le Comesa, où les produits sont zero-rated.

Autre contrariété mise en avant par les PME est l’accès aux Finances, qui est de plus en plus difficile. Avec de nouvelles conventions mises en pratique dans les banques commerciales, les prêts à risques seraient mis de côté.

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