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Raj Gaya se dit inquiet pour l?avenir du sport

6 août 2005, 00:00

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Démis de ses fonctions, la semaine dernière, alors qu?il se trouvait en Éthiopie, l?ancien président du Mauritius Sports Council (MSC), Raj Gaya, a rencontré la presse, hier, dans la salle du conseil municipal de Port-Louis. Il a évoqué la manière dont il a appris sa révocation avant de brosser un tableau des réalisations du MSC sous sa présidence, de décembre 2000 à juin 2005. « Après les élections, j?avais fait savoir au Permanent Secretary du ministère des Sports, Amba Veerasamy, que j?étais disposé à faire la passation des dossiers une fois le nouveau président nommé. Mais c?est à travers la presse que j?ai appris que j?avais été révoqué, alors que je me trouvais à Addis Abeba. C?est à mon retour au pays, le 29 juillet, que j?ai pris connaissance officiellement de ma révocation », devait-il souligner.

Selon l?ancien président, le nombre d?infrastructures qui sont gérées par le MSC a doublé en cinq ans passant de 13 à 26. Raj Gaya devait également faire état des contraintes financières auxquelles le MSC devait faire face. « En cinq ans, le budget du MSC a été augmenté de Rs 2,5 millions seulement alors que le nombre d?insfrastructures tombant sous notre responsabilité avait doublé. De ce fait, nous n?avions ni les moyens financiers encore moins les ressources humaines nécessaires pour assurer la maintenance de toutes les infrastructures », devait-il poursuivre. Il est d?avis que « pour pouvoir remplir correctement son rôle, le MSC a besoin d?un budget annuel de Rs 20 à Rs 25 millions ». Le budget actuel de l?instance de Belle-Rose est de Rs 14,5 millions.

Parlant de l?Administrators course organisé par le MSC, Raj Gaya devait préciser que « à notre arrivée nous avions noté que les cours dispensés par les experts étrangers ne correspondaient pas au besoin du sport local. Nous avons donc revu le concept tout en tenant en compte les réalités mauriciennes ».

Gaya a également tenu à rappeler les actions menées par le MSC pour combattre la fraude et la corruption dans le sport. « Les comptes des fédérations sont désormais contrôlés par des auditeurs indépendants, choisis par le MSC », devait-il souligner.

Redresser la situation

L?ouverture d?un centre de documentation, l?organisation de la Fête des Sports à Rose-Hill, Mahébourg, Flacq et Rivière-du-Rempart, l?introduction du Young Athletes of the month Award, la démocratisation de l?exercice de vote pour le National Sports Award, l?ouverture des écoles de badminton, de tennis de table, de judo, de karaté, de tae kwon do, de lutte et de boxe française figurent parmi les réalisations citées par Raj Gaya.

L?ex-président du MSC n?a pas manqué de condamner l?utilisation des locaux du MSC par les députés de la circonscription de Belle-Rose/Quatre Bornes). « Au cours de ces cinq dernières années, le MSC a été sollicité par des organismes socio-culturels et religieux entre autres, mais nous n?avons jamais accédé à la moindre demande. Si le nouveau gouvernement estime qu?il peut utiliser le MSC à des fins politiques, libre à lui, surtout qu?il a été mandaté par la population. Quoique personnellement, je pense que le centre social de la municipalité de Quatre-Bornes, qui se trouve à 50 mètres du MSC, aurait été plus approprié pour cet exercice. »

Avant de conclure, Raj Gaya a exprimé son inquiétude quant à l?avenir du sport mauricien. « La situation économique du pays, la mentalité des dirigeants et des sportifs ont contribué à la faillite du sport local. Les différentes parties concernées devraient se ressaisir et travailler de concert pour redresser la situation. Il ne faut pas oublier que le sport est considéré à travers le monde comme est un élément unificateur », devait-il rappeler.

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