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Révolution

28 juillet 2006, 20:00

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Un son de révolution. C?est ce qu?annoncent Benoît et Ti Benoît, les deux frères de Monaster pour leur nouvel album à paraître fin août. Un retour en force après une tournée en France et en Angleterre. Une tournée, «ça déchire», assure Ultimatum. Avec Benz?Blakka, les Monaster ont fait le plein d?énergie et ont remporté du son plein leurs valises.

Des rencontres, des échanges pour au final approvisionné leur nouvel album de featuring et riddim en tous genres, et des inspirations venues de partout dans le monde, des Antilles, Jamaïque, Seychelles, Madagascar?

«Ici on dit qu?on fait du reggae dance hall. En France, on a pu rencontrer de vrais reggaemen, des Jamaïcains, des Antillais ? qui nous ont apporté quelque chose de positif. Ils nous ont montré leur travail».

A chaque rencontre positive, un enregistrement sur place, dans les studios Hot and Spice de Créteil ou dans les Studios La Miser, aux Seychelles, se rappelle Benz?n?Blakka en riant.

Un seul autre Mauricien participe à l?album. Il s?agit de Yanla Killa, du groupe Exotical Man, de Sainte Croix. A 23 ans, ce jeune chanteur de ragga avait déjà fait un featuring sur un album de Monaster, il y a quelques années. Il est aujourd?hui remis à contribution pour une chanson qui parle des pêcheurs.

Un sujet qu?il connaît bien puisqu?il est lui-même pêcheur, même s?il rêve d?une vie en musique.

Le mix de ces sons de révolution se fait aujourd?hui chez Patrick Antoine dans son studio de Camp Levieux.

<B>Musique hardcore</B>

Ce 5e album en préparation, qui s?intitulera Collateral, sera composé de 15 titres et aura une couleur musicale très hard core, leur dance hall fait violence, la basse, le pulse vous accrochent. Les titres les plus sombres sont les plus puissants

Avec ce «gros son», des paroles qui veulent aussi marquer. «On attaque, le Vatican, la pédophilie, la guerre, la pauvreté. Tout ce qui se passe dans le monde. Quand je suis les actualités, ça me fout les boules ».

L?album veut avoir un côté «back to the roots », au moins dans l?attitude, dans l?intention. Ultimatum claque ses mots : «On ne fait pas de la musique thérapeutique. On a plus le temps de faire danser les gens».

<B>Message positif</B>

Au mixage, Patrick Antoine met les dernières touches aux sombres tableaux comme aux esquisses musicales plus légères. Si vous prêtez bien l?oreille, sur certains morceaux, vous pourrez entendre des sons très étranges comme le cri d?Alien.

Sur son ordinateur, il a une grande liberté de création et donne beaucoup de relief aux chansons de Monaster.

Si le son est noir, c?est pour mieux accrocher l?oreille. Mais le message de Monaster se veut toujours positif. Aussi, Monaster ne mettra pas de côté ses expressions favorites, ou les spécialités de leur groupe. «Mais il y a une évolution dans chaque spécialité,» dit Benz. Exemple leurs «ti mine» feront toujours partie de leur musique. «Les fans nous aiment pour ce genre de détail, surtout les jeunes. Et c?est aussi une partie de nous».

Bref les gars de Monaster sont toujours aussi sympa et créatifs, mais c?est le feeling qui prime. Pour eux, c?est l?heure de la révolution. Et c?est pour bientôt.

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