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Questions à?Suraj Lalloo
● Vous faites partie de ce cercle littéraire depuis l?âge de six ans, racontez-nous votre itinéraire ?
Il y avait un groupe de jeunes composé d?une trentaine de membres, mon frère Dhiraj était parmi et ils étaient très actifs à cette époque. Ils regroupaient des écoliers du village pour leur donner des leçons particulières.
Ils nous réunissaient pour nous initier au théâtre, aux sketches. Ils organisaient également des causeries pour sensibiliser les jeunes sur les sujets d?actualité.
● Le SNFLC s?est forgé une solide réputation dans l?organisation des activités littéraires. Vous en avez fait la démonstration il y a une quinzaine de jours en réunissant une très grosse foule composée d?étudiants fréquentant les collèges de la région de Savanne. Quelle est votre recette ?
Il n?y a pas de recette miracle. Tout repose sur la manière et le sérieux avec lesquels vous organisez ces activités. Pour les compétitions d?essais que nous avons organisées tout récemment, nous avons lancé des invitations un mois à l?avance aux collèges de la région pour leur expliquer clairement les conditions qui y sont attachées.
● Par exemple ?
Les recteurs de sept collèges où nous avons lancé les invitations doivent désigner les élèves les plus performants pour nous envoyer leurs essais qui seront ensuite soumis à un panel de corrections d?épreuves.
En nous organisant de cette manière, nous pourrons ainsi consacrer notre temps à d?autres activités comme le quiz, et la locution.
● Si vous avez à comparer la participation des jeunes d?aujourd?hui dans des activités littéraires par rapport au passé. Que diriez-vous ?
Les jeunes étaient plus motivés autrefois. Mais avec le soutien des recteurs des collèges, nous arrivons, malgré tout, à mobiliser un nombre important de jeunes pour nos activités.
● Qu?est-ce qui explique, selon vous, ce désintéressement ?
Les jeunes d?aujourd?hui sont trop pris par les leçons particulières. Ils se cantonnent trop dans leur milieu académique. D?où leur réticence à sortir de cet univers pour aller vers des activités extra-scolaires. A mon avis, les enseignants ont également leur rôle à jouer pour aider à faire comprendre à notre future génération que les activités en dehors du circuit académique leur donnent la possibilité d?élargir leurs connaissances.
L?indisponibilité des parents pour des raisons professionnelles est un autre facteur qui empêche quelque fois les jeunes à s?intéresser davantage à ce type d?activités.
● Et le développement dans le Sud ?
Lorsque je parle avec des jeunes, ils ne ratent pas l?occasion d?exprimer leur désir d?avoir d?autres infrastructures sportives dans la région.
Propos recueillis par Jocelyn ROSE
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