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Questions à?Shirin Aumeeruddy-Cziffra
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Questions à?Shirin Aumeeruddy-Cziffra
● Quel était l?objet de vos récents déplacements à Genève et à Florence ?
Je me suis rendue à Genève pour assister à la cinquième réunion du conseil éditorial de l?étude sur la violence contre l?enfant . Nous préparons le rapport sur le sujet. A la mi-2006, Paolo Sergio Pinheiro, expert international qui dirige ce comité, le soumettra à Kofi Annan. A Florence, j?étais l?invitée du centre Innocenti, qui fait partie de l?Unicef, pour travailler sur le droit des enfants à la participation.
● Ce droit ne figure-t-il pas dans la Convention des droits de l?enfant ?
Il y est et signifie que l?enfant a droit aux libertés d?expression, d?opinion et d?association et à l?éducation. Aujourd?hui, on reconnaît qu?il peut s?exprimer sur les questions le concernant, notamment lors de divorces. On le consulte, à Maurice, à partir de 10 ans. Pour l?adoption, à 15 ans. Mais il n?y a pas de méthode sur la manière de le consulter. A Innocenti, nous avons conclu qu?il faut tenir compte de ce qu?il dit en fonction de l?âge et de la maturité.
● La cour sur le droit familial ne prendra-t-elle pas en compte leur participation ?
Tout à fait. Ce tribunal sera adapté aux besoins des familles en détresse. Si un enfant grandit dans une méthode participative, il sera capable de dénoncer les abus dont il fait l?objet. A la maison, les parents doivent écouter ce que dit l?enfant et vice-versa. A l?école, il faut lui apprendre à réfléchir et à participer.
Propos recueillis par Marie-Annick SAVRIPÈNE
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