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Questions à?Denis Pilot
Les derniers camps sucriers sont rasés. Quelle est la raison de leur proximité avec l?usine ?
Les camps sucriers datent de plusieurs décennies. Autrefois, avec les difficultés de transport, l?état-major fournissait des facilités de logement à ses employés, surtout aux artisans, qui étaient des pions importants pour la bonne roulaison des sucreries. D?ailleurs comme ils étaient sur un système de shift, leur disponibilité était nécessaire, surtout pour le travail de nuit.
N?empêche qu?au fil des ans, ces camps allaient tomber dans un état de délabrement avancé ?
Comme je vous l?ai dit plus haut, ces résidences datent d?au moins 50 ans. A cette époque, c?étaient des résidences où il faisait bon vivre. Il y avait plusieurs aménités et un jardin.
Mais l?état-major n?a pas fait de grands efforts pour y apporter des améliorations ?
Au contraire, jusqu?à l?heure, nous fournissons un service de voirie. Mais notre but était de venir avec de nouveaux projets, comme donner des lopins de terre pour de nouvelles constructions. D?ailleurs certains résidents sont responsables de la situation. Il leur incombait de garder l?environnement propre et de maintenir les infrastructures en bon état. Mais certains ont contribué à la détérioration de la situation.
Parlez-nous des projets de relogement ?
Depuis plusieurs années, il y a des projets. Avec l?aide de la Mauritius Sugar Authority (MSA) et du ministère de l?Agriculture, plus d?une centaine de familles ont déjà reçu des lopins de terre, alors que d?autres vont en recevoir dans les mois à venir. A Solitude, on négocie avec des familles pour leur vendre des logements. A Beau-Plan, les résidents de Paul et Virginie vont être relogés à Bois-Rouge, soit quelques mètres plus loin. Les résidents de Labourdonnais iront à Bois-Mangues, alors que des habitants de Mapou viennent de recevoir leurs titres de propriété pour des lopins de terre à Cottage.
Quelles sont les conditions pour obtenir les terrains ?
Pour Solitude, les maisonnettes vont être vendues dans la fourchette de Rs 130 000 à Rs 200 000. Alors que les terrains coûtent Rs 2 500 la perche. Notre souci majeur est que nos anciens employés puissent avoir un logement décent.
Quelles sont les autres facilités accordées par l?établissement ?
En effet, nous agissons comme un facilitateur. C?est nous qui contactons les institutions pour les acquisitions.
Quand ces camps seront-ils chose du passé ?
Je suis convaincu qu?à pareille date l?année prochaine, on n?en entendra plus parler.
Propos recueillis par Sunil OODUNT
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