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Questions à? Shakti Callikan
● Parlez-nous de Right Now.
Right Now est une association en cours d?enregistrement au Registry of Associations. Elle a comme vocation de promouvoir et défendre les droits humains à Maurice. Right Now a divers volets d?intervention comme informer les gens sur leurs droits et agir pour le respect de ces droits en proposant un service gratuit de conseils juridiques. Par exemple, on organise à 10 h 30 vendredi, un parcours des droits humains au jardin de la Compagnie. Chaque droit garanti par la Constitution sera inscrit sur un bidon. Il y aura également une opération intitulée Write Now pour que les gens écrivent sur de grandes pancartes les droits qui, estiment-ils, ne sont pas inclus dans la Constitution, tel le droit au logement. L?idée c?est de faire participer le public et faire comprendre que les droits doivent être évolutifs, c?est-à-dire qu?ils doivent prendre en compte les transformations sociales.
● Que pensez-vous de la situation des droits humains à Maurice ?
Ils ne sont pas encore suffisamment protégés. C?est pourquoi on a créé Right Now, pour que les gens agissent ?aster lamem?. Maurice est toutefois sur la bonne voie comme l?a prouvé, par exemple, la création du poste d?Ombudsperson for children et le fait que le ministre de la Justice et des Droits humains soit une seule et même personne. L?idée des droits humains est en train de faire son chemin.
● Où sont les lacunes dans la mise en ?uvre des droits humains ?
Au niveau des conditions de traitement des détenus, non seulement dans les prisons mais aussi dans les Correctional Youth Centres et les Rehabilitation Youth Centres.
● C?est aujourd?hui la Journée internationale du volontariat. Pensez-vous qu?il y a une crise au niveau de l?engagement des jeunes ?
Il y a, en effet, un problème au niveau de l?engagement des jeunes. On ne leur montre plus qu?ils peuvent s?engager et changer les choses. Il y a un vide dans le militantisme ces dernières décennies.
● Comment remédier à cette indifférence ?
Il faudrait montrer aux jeunes que leurs actions peuvent avoir des répercussions positives et qu?il y a de la place pour un engagement efficace. C?est pour cela qu?on voudrait organiser des sessions de formation trimestrielles pour les élèves du secondaire.
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