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Questions à? Milan Meetarbhan

3 janvier 2006, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>● Vous venez d?être nommé à la tête de la FSC. Doit-on s?attendre à une redéfinition du rôle de l?institution par rapport à la supervision financière ? </B>

Il est important que le régulateur adopte une approche qui favorise le développement du secteur financier. Il faut à cet effet la collaboration de tous les opérateurs financiers. Il faut une approche business-friendly, mais cela ne veut pas dire que le régulateur devra redéfinir son rôle.

Le rôle de la FSC est de faire respecter la loi et d?assurer l?intégrité du système financier. Mais le régulateur peut adopter une pratique différente pour que la régulation et le respect des normes internationales ne freinent pas le développement du secteur financier à Maurice et n?affecte pas la compétitivité de cette industrie sur le plan international.

<B>● Il y a toujours cette tension entre l?objectif d?assurer l?intégrité du système financier et la compétitivité du secteur sur les marchés internationaux?</B>

Il faut trouver l?équilibre nécessaire entre ces deux considérations. Il est nécessaire de faire respecter les obligations légales et les standards internationaux afin de maintenir la réputation et l?image de marque de notre centre financier. En même temps, il faut concevoir une pratique qui nous permet de maintenir et améliorer notre compétitivité.

Dans le secteur de global business, par exemple, Maurice doit toujours veiller à être en mesure de concurrencer les autres centres financiers. Evidemment, il y a d?autres considérations qui entrent en jeu tels la qualité des services offerts, le coût, la gamme des services et produits proposée. Il appartient surtout aux opérateurs de faire le nécessaire.

Il faut que Maurice reste compétitive, mais il faut également que l?encadrement juridique et le cadre institutionnel soient tels que le pays tout entier reste compétitif.

<B>● Prévoyez-vous d?autres législations financières dans un proche avenir ? </B>

Le rehaussement et la modernisation du cadre légal est un processus continu. Il faut certainement revoir la législation afin de corriger là où il le faut et, éventuellement, prendre des dispositions nécessaires. Il est important de voir quelles sont les règles et les mesures qui n?ont pas bien marché dans leur application.

Il faudrait aussi revoir les dispositions qui ne sont plus adaptées au développement survenu dans l?industrie.

Il existe également des secteurs qui n?ont pas encore de cadre légal approprié. Il faut combler ces lacunes à l?avenir.

<B>● Comment voyez-vous le champ d?intervention de la FSC par rapport à la Banque de Maurice dans un contexte où les prestataires financiers sont de plus en plus diversifiés ? </B>

La Banque de Maurice est le régulateur pour le secteur bancaire tandis que la FSC supervise et réglemente le secteur financier non bancaire. Les deux institutions sont appelées à travailler ensemble.

D?abord, parce qu?elles assurent la supervision d?un même secteur. Ensuite, il y a de plus en plus d?opérateurs qui offrent une gamme de services qui ne correspond pas à un schéma traditionnel. Je pense que la Banque centrale et la FSC sont appelées à revoir dans les années à venir la nature des activités qui sont régies par la loi tant dans le secteur bancaire que dans le secteur financier non bancaire.

<B>● Les traités de non-double imposition fiscale sont un sujet qui vous a beaucoup intéressé lorsque vous étiez prestataire de services offshore. Quel sera le rôle de la FSC dans la prévention des abus allégués des traités ? </B>

La FSC, en tant que telle, n?est pas partie prenante à l?élaboration des traités fiscaux. Evidemment, la FSC a une responsabilité importante par rapport à l?image et à la crédibilité du secteur du global business.

Ce secteur a évolué grâce au réseau de traités conclu par Maurice. La FSC doit ainsi rester sensible à tout ce qui touche à l?avenir de ces traités. Evidemment, la FSC, en tant que régulatrice, doit s?assurer que les inquiétudes des pays ayant signé des traités avec Maurice par rapport à l?impact de ces traités sur leurs propres économies soient prises au sérieux. La FSC doit rester vigilante pour que les engagements internationaux de Maurice soient respectés dans le cadre de sa supervision des activités du global business.

<B>Propos recueillis par Akilesh ROOPUN</B>

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