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Quand travailler, c?est se relaxer

6 mai 2006, 00:00

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Vue de l?extérieur, la façade en pierres taillées a des allures de château-fort. De forteresse imprenable qui ne craint aucune intempérie. Une fois les doubles portes vitrées de Munich Re franchies, nous comprenons ce qu?elles protègent.

Un cadre de travail aux antipodes des bleus et gris conventionnels. Là, tout est pierre, bois et volupté. Le moindre centimètre carré a été pensé, meublé, harmonisé à l?ensemble de ces quartiers généraux qui pourraient fort bien tenir une place dans les rangs des galeries permanentes.

<B>Titiller nos sens, les étonner</B>

Comme des aimants, les tableaux attirent l??il. La végétation luxuriante de Krishna Luchoomun fait des appels du pied aux bambous géants qui poussent sur tout le côté droit du couloir du rez-de-chaussée. En face, faisant pendant à la «forêt», voici le désert.

Il fallait y penser : se servir d?un élément de la mer pour signifier l?aridité. Sur le sol jonché de galets polis et blanchis, gît un tronc déraciné. Passé sous le ciseau de Pem ? sculpteur qui se tient journellement au Caudan ? cela donne un bois à visage humain.

Nous nous surprendrons à sursauter. En suivant le guide, Dolly Doromooney, nous prendrons le temps de jeter un coup d??il par l?une des fenêtres de la salle commune. Là, fichés dans l?herbe, deux piquets. Nous faisant presque la grimace, deux autres ?uvres de Pem s?amusent de cette visite guidée ponctuée de «oh» et de «ah».

Dans ce cadre de travail où l?allégorie est reine, où la coordination des couleurs a été élevée au rang d?art, le jeu de contrastes ne rate jamais sa cible. Titiller nos sens. Les étonner, les bousculer. Leur proposer de nouvelles idées.

Oser. C?est ce qu?a fait Ashok Prayag, directeur de Munich Re et concepteur de ce décor d?affaires hors normes. Du vert, à côté d?un peu d?orangé qui lui ? même fricote avec du mauve. Il fallait y penser. C?est cela le prix de la tranquillité.

Les employés n?ont aucune excuse. Tout chez Munich Re est nickel. Tout chez Munich Re a été mis en ?uvre pour reposer l??il. Et par extension, stimuler l??il. à commencer par les plafonniers. En forme de buisson ardent ou de fusées bleues, l?éclairage chez Munich Re évolue en milieu contrôlé ? tout comme pour la température, la luminosité ou le confort des chaises ergonomiques.

<B>Tout est rangé avec minutie</B>

«Le premier jour, j?ai été très impressionnée», se souvient Perheen Juman, Underwriter au département «non life». «C?est pas parce que c?est non life qu?il n?y a pas de vie», lance -t-elle au milieu des sourires de ses collègues.

Nous la comprenons. Cette impression que tout est rangé avec minutie ? à la limite de la maniaquerie. Ce sentiment que tout est propre et qu?il faut tout faire pour conserver les locaux dans cet état. La peur, presque, de laisser des traces de doigts sur la rampe vernie de l?escalier. Ou de voir se casser la fragile chaise en forme de panier ou de filet de pêcheur au choix, sous son séant.

«Et puis on s?habitue, on aime très vite ça», dit Maya Nundloll, Underwriter également. Comme à des milliers de kilomètres de la fureur et du bruit de la capitale, elle a la chance de pouvoir reposer ses yeux usés par la luminosité de l?écran d?ordinateur, en contemplant en ordre chronologique, le jardin zen de la société qui semble se prolonger jusqu?à la chaîne de montagnes de Moka.

À sa fenêtre s?étale une carte postale. Pour la voir de plus près, nous quittons cet univers climatisé pour les picotements provoqués par le soleil. En face de la salle commune ? où des horloges donnent l?heure de Port-Louis, d?Accra, de Munich, de Nairobi et de Johannesburg ? la restitution d?une saline.

Le coin épices et piments, des bonzaïs, des dessins dans le sable exécutés chaque jour par le jardinier. «Cela sert à voir son moral.» Notre guide sourit. «Les jours où il fait des zigzags, c?est très parlant.»

Nature domptée pour accommoder le verre pilé utilisé pour signifier le sel. Que serait le travail sans ce sel de la vie que sont les moments de détente ? n

<B>Munich Re, la réassurance tous risques</B>

Comment la compagnie d?assurances se couvre-t-elle de tout ou d?une partie des risques après avoir assuré un client ? à travers la réassurance bien sûr. Munich Mauritius Reinsurance Company Ltd s?est offert ses nouveaux locaux, situés dans le business park de la cybercité d?Ebène, en février 2005. Un quartier général qui a coûté Rs 70 millions.

Une installation novatrice après plus d?une décennie d?opération à Maurice. C?est en 1990 que Ashok Prayag, actuaire et directeur de Munich Re, lance ce bureau de représentation régionale du Munich Reinsurance Group. La progression de la société est telle, qu?en 2003, la MMRC est devenue une entité totalement autonome de l?Afrique du Sud. Elle a sous sa responsabilité le marché africain excluant l?Afrique australe.

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