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SOS Children’s Villages
Le Rwanda et Maurice renforcent leurs échanges sur la protection de l’enfant
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SOS Children’s Villages
Le Rwanda et Maurice renforcent leurs échanges sur la protection de l’enfant
■ De g. à dr. : Belidu Shengen, «Senior Global Advisor for Governance and Leadership»; Chetanand Bundhoo, «Managing Director» ; et Ikbal Joonas, «Chairperson» de SOS Children’s Villages Mauritius.
L’échange d’expériences entre les SOS Children’s Villages Mauritius et Rwanda se poursuit. Une délégation du conseil d’administration de l’antenne rwandaise est présente dans l’île depuis mardi et jusqu’à ce samedi dans le cadre d’une visite d’apprentissage et d’échanges.
Le programme comprend des rencontres avec les représentants locaux de SOS Children’s Villages, des institutions gouvernementales et différents partenaires. Ensemble, ils aborderont les questions ayant trait à la protection de l’enfant, la collaboration entre l’État et les organisations non gouvernementales, la législation relative à la protection de l’enfance ainsi que les partenariats avec le secteur privé.
Un Governance Training Workshop s’est tenu hier à l’hôtel Voilà Bagatelle, sous la conduite de Belidu Shengen, Senior Global Advisor for Governance and Leadership auprès de SOS Children’s Villages International. Cette session vise notamment à renforcer les capacités des membres des deux conseils d’administration en matière de gouvernance et de leadership.
«Nous apprenons à travers ce type de peer learning, en échangeant des idées et des bonnes pratiques», explique Belidu Shengen. Selon lui, cet échange doit permettre de renforcer la gouvernance et le leadership afin que les organisations puissent remplir plus efficacement leur mission, notamment en matière de protection de l’enfant, de mise en œuvre des programmes et de renforcement des capacités du personnel.
Il souligne également la différence entre les deux organisations. SOS Children’s Villages Mauritius est aujourd’hui une entité indépendante et autosuffisante tandis que SOS Rwanda est encore en phase de croissance et dépend de manière importante des subventions. L’expérience mauricienne en matière de financement local et d’autonomie constitue un axe d’apprentissage pour la délégation rwandaise.
L’échange fonctionne toutefois dans les deux sens. Belidu Shengen relève que le Rwanda a acquis une expérience importante dans la prévention du recours aux structures de prise en charge alternative et dans l’accompagnement des enfants privés de soins parentaux. «Il y a deux aspects : la prévention et la prise en charge», précise-t-il, en insistant sur l’importance de renforcer les familles afin de maintenir les enfants dans leur environnement familial lorsque cela est possible. La protection de l’enfant demeure, selon lui, une responsabilité majeure. SOS Children’s Villages opère dans plus de 137 pays et prend directement en charge des enfants dans un environnement familial. L’organisation mise également sur le plaidoyer auprès des gouvernements pour favoriser des mécanismes communautaires de protection de l’enfance et la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant ainsi que des lignes directrices sur la prise en charge alternative.
Pour Ikbal Joonas, Chairman de SOS Children’s Villages Mauritius, cette rencontre constitue également une occasion de partager l’expérience acquise localement. SOS Children’s Villages Mauritius fonctionne depuis 35 ans dans l’île et bénéficie notamment du soutien de la National Social Inclusion Foundation et de donateurs institutionnels.
Il met en avant la «très étroite collaboration» avec le gouvernement, notamment en matière de financement et de soutien des ministères concernés. Toutefois, de nouveaux défis apparaissent. Selon lui, le profil des enfants orientés vers SOS Children’s Villages par la Child Development Unit évolue, avec notamment des situations liées à la toxicomanie et aux abus au sein de la cellule familiale. Il souligne le besoin croissant de psychologues cliniciens et de professionnels de la santé mentale.
Les partenariats demeurent essentiels. «Sans le soutien du gouvernement et des donateurs, locaux et internationaux, nous ne serions pas en mesure d’assurer nos engagements», affirme Ikbal Joonas. Pour lui, l’objectif demeure de permettre aux enfants de grandir, de réussir et de construire leur avenir, tout en reconnaissant que l’organisation ne peut remplacer l’amour et le rôle de la famille.
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