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Quand Playboy pose problème
Les organisateurs des Jeux olympiques auront tout fait pour retirer de la vente le magazine Playboy, version grecque, qui avait consacré un dossier sur les traditions olympiennes et le sexe.
Plus dur, plus profond, plus long, c’est ainsi que Playboy a revu la devise du Baron Pierre de Coubertin (plus loin, plus haut, plus fort), le père des JO sous l’ère moderne. Dans cette édition du vendredi 13 août, Playboy s’en est donné à coeur joie avec une série de photos montrant des athlètes dans des positions… tout à fait sportives, mais nus. Lancer du disque, course de fond et toute la série, il y en avait pour tous les goûts.
2004 secondes de plaisir
« Playboy a humilié les Jeux olympiques. Et ce magazine va causer beaucoup de tort à notre réputation. Ce qui aura à coup sûr des répercussions sur nos sponsors », a expliqué un porte-parole des organisateurs.
Une demande officielle a été faite aurpès du tribunal d’Athènes vendredi. Mais elle a été immédiatement rejetée. Du côté de Playboy, on joue à l’innocent. « C’est une surprise pour nous. Personne ne s’en est plaint alors que seuls les organisateurs en ont fait un scandale. J’ai même dû annuler mes vacances », a expliqué Michalopoulos, un dirigeant de Playboy, avec un brin d’ironie.
« 2004 seconds of pleasure » c’est le titre du dossier de quatre pages de regard érotique sur les Jeux. « Décrocher l’or dans un sexathlon », c’est l’un des articles de l’édition du 13 août de Playboy. «Contrairement aux Jeux olympiques, on n’est pas obligé d’attendre tous les quatre ans pour prouver de quoi on est capable. Et au lit, il n’est pas seulement question d’y participer», précise l’auteur de l’article.
La mascotte des Jeux n’a pas échappé à Playboy. Même Athena en a pris pour son grade. Playboy n’a rien laissé filer. Les cinq anneaux olympiques ont été repris mais avec des préservatifs.
L’édition grecque de Playboy a en fait connu sa plus grosse vente avec cette affaire. La mauvaise publicité est définitivement la meilleure. 40 000 copies ont été vendues le lendemain du passage de l’affaire en cour.
« Les organisateurs nous ont fait une très bonne campagne de pub », a avoué Michalopoulos.
Playboy a répliqué à l’action des organisateurs en criant à son tour au scandale. « C’est une attaque à la liberté de la presse. On ne peut tolérer ce genre de chose », soutient Michalopoulos.
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