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Quand monte la mayonnaise électorale

23 janvier 2005, 00:00

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Si Paul Bérenger attend la mi-mars pour débuter sa campagne électorale, Navin Ramgoolam a déjà lancé la sienne. « Lalist kandida fini dan mo latet », a lancé ce dernier à la presse, hier. Toutefois, il ne compte pas dévoiler sa « liste » même s?il se dit prêt à se jeter dans l?arène n?importe quand.

La stratégie des travaillistes c?est de pratiquer une politique de « proximité ». En attendant, le leader des rouges mobilise ses troupes et continue de considérer les « demandes d?adhésion au PTr ». Selon lui, ils sont « de plus en plus nombreux à nous approcher ». Cela l?amuse?

Navin Ramgoolam n?a pas précisé si Anil Bachoo est parmi ceux qui négocient, se contentant de dire que « la porte est ouverte à tous ». Par contre, il dit ne pas être au courant si le syndicaliste Suttyhudeo Tengur a fait une demande d?adhésion.

« Mais mo kontan qui li partaz mem vizion ki nou dan ledikasion. C?est quelqu?un qui ena boukou lexperiens? »

Réagissant aux propos du président d?honneur du PTr, Sir Satcam Boolell, dans les colonnes de Mauritius Times, selon lesquels « le PTr fait trop de concessions envers certains transfuges (?) », Navin Ramgoolam dit ceci : « Mo na pa fotif si dimoun envi vinn donn nou kudmin. » Il ne veut manifestement pas froisser certains membres du PTr, inquiets de ne pas avoir de ticket, de même que d?éventuels nouveaux adhérents? Le leader du PTr a sévèrement critiqué Paul Bérenger pour les dépenses encourues pour l?organisation sur les SIDS : « Rs 2 milliards pour rien. » Il l?a attaqué pour son « incapacité » à gérer le dossier de Law and Order, énumérant une série d?actes criminels commis récemment : « C?est plutôt Outlaw and Disorder ». Il l?a aussi accusé de manipuler les chiffres liés à la croissance touristique.

De son côté, le Premier ministre a déclaré vendredi que l?alliance MSM-MMM va démarrer sa campagne vers la mi-mars. Les grandes man?uvres électorales ? rédaction du bilan et du programme électoral, finalisation de la liste de candidats ? seront enclenchées après la célébration « spéciale » de la fête nationale du 12 mars. « Le 1er mai sera notre premier grand rendez-vous politique », a révélé le Premier ministre.

Ce n?est plus une nouvelle : les élections générales vont se tenir entre août et octobre 2005, conformément à la législation ; la date précise, prérogative du Premier ministre, n?a toujours pas été arrêtée.

Si l?éventualité d?une bataille au n° 3 ? à la suite de la démission de Siddick Chady ? est à écarter, les deux camps se préparent pour la guerre des voix. Entre-temps, par conférences de presse interposées, on fait monter la mayonnaise électorale?

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