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Quand le compost fait doubler la récolte?

9 mai 2004, 20:00

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Les Ramjeeawon sont heureux. Cette famille est la première à avoir bénéficié des techniques du compost à Triolet. Sept ans après, le résultat est flagrant : la récolte a doublé dans leur potager.

Anita, issue d?une famille de Petit-Verger, à St Pierre, aide son époux, fonctionnaire de son état, dans leur potager, à Triolet. Ils cultivent, entre autres, le haricot vert, le gingembre et une variété de ?brèdes?. Ils obtiennent ainsi des légumes pour leur propre consommation et qu?ils vendent également aux voisins.

Sur le conseil de ses amis, Anita se joint au Young Farmers? Club où elle apprend de nouvelles techniques de culture. En 1997, le club décide d?introduire les techniques de compost dans les champs et potagers de ses membres. La famille Ramjeeawon est la première famille à être choisie.

Si au début, il n?y a pas une grande différence dans le rapport post-compost, Anita en constate les effets au fil des ans. Sans le compost, dit-elle, elle récoltait entre 10 et 15 kilos de haricots, alors que sur la même superficie, la récolte atteint aujourd?hui entre 20 et 25 kilos. Idem pour le gingembre. La récolte a plus que doublé. Anita perçoit donc un surplus de revenus en vendant des légumes qui sont, en outre, de qualité supérieure.

Le compost, dit Anita Ramjeeawon, est une technique qui permet de gagner du temps. Elle n?a pas besoin d?aller acheter du fumier ailleurs. Elle invite donc les cultivatrices à l?utiliser. ?Ou ena boukou lavantaz avek compost, legum raport plis e zot de bonn kalite.?

Avec son époux, à présent retraité, Anita compte continuer longtemps encore à cultiver des légumes. Pour le bien de sa famille et le plaisir de ses voisins.

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