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Procès Auckloo
Henna nie toute implication malgré les contradictions relevées par la poursuite et le jury
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Procès Auckloo
Henna nie toute implication malgré les contradictions relevées par la poursuite et le jury
La déposition de Henna Auckloo s’est poursuivie hier devant la Cour d’assises. Accusée de complicité dans le meurtre de son beau-père, Indurduth Auckloo, elle a une nouvelle fois nié. Contre interrogée par Me Audrey Stephens, représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques, elle a toutefois dû s’expliquer sur les divergences entre les différentes versions qu’elle a livrées depuis les faits survenus en septembre 2017.
Interrogée sur une précédente déclaration selon laquelle elle aurait remis un couteau à son époux, Akash Auckloo, avant le meurtre, Henna Auckloo a catégoriquement rejeté cette version. «Mo pa’nn donn li kanif, ni mo pa’nn trouv li pik so papa», a-telle déclaré. Elle a soutenu que «kan li ti pik so papa, mo pa ti pre ar li. Mo ti lor enn ti sofa dan salon, san konesans». La poursuite lui a fait valoir qu’Akash Auckloo ne l’avait ni forcée à nettoyer la scène de crime ni contrainte à lui remettre un couteau. Me Stephens a également avancé que ses agissements avaient facilité le meurtre. L’accusée a rejeté ces allégations, affirmant que son mari «ti vinn fou» et qu’elle ne faisait que lui obéir, par peur.
Les membres du jury ont également interrogé Henna Auckloo à propos des incohérences relevées entre ses différentes déclarations. Invitée à préciser la plus véridique, elle a répondu que la version la plus fidèle était celle consignée après l’intervention de son avocat, le 20 septembre 2017.
Le jury s’est également interrogé sur son absence de réaction face à la dégradation des relations entre Akash Auckloo et son père, ainsi que sur le fait qu’elle n’ait pas sollicité l’aide d’un voisin ou alerté le SAMU. Henna Auckloo a expliqué avoir paniqué et affirmé que son époux lui avait lui-même annoncé avoir tué son père.
Les jurés l’ont enfin interrogée sur les similitudes entre une lettre manuscrite et une lettre dactylographiée versées au dossier. L’accusée a soutenu que la lettre manuscrite lui avait été dictée par son mari et qu’elle ignorait l’origine du document tapé, tout en reconnaissant que certains mots employés faisaient partie de leur langage habituel.
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