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Quand la grippe en veut aux personnes fragilisées?
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Quand la grippe en veut aux personnes fragilisées?
Entre 4 et 5% des personnes âgées de plus de 65 ans présentent une complication, principalement une pneumonie, lors du diagnostic de grippe. La grippe, dans ces cas-là, peut leur être fatale si elles ne sont pas traitées à temps, affirme le Dr Isshack Jowahir. C?est le constat de nombreux praticiens du privé qui voient chaque semaine défiler dans leur cabinet de consultation des dizaines de patients atteints de cette maladie.
?Les complications de la grippe sont fréquentes chez le sujet âgé. Une alimentation inadaptée doublée d?une mauvaise hygiène de vie le rend plus vulnérable?, poursuit le médecin. La complication principale de la grippe est la surinfection des voies respiratoires par des bactéries pouvant donner des tableaux de bronchites, sinusites, otites et pneumonies. Dans ces cas, les signes cliniques, au lieu de disparaître en quelques jours, s?accentuent. La toux sèche devient grasse et l?écoulement nasal purulent.
La grippe peut aussi entraîner des complications sérieuses chez ceux qui souffrent d?insuffisance cardiaque. ?Une personne qui souffre de problèmes cardiaques et dont l?état s?est stabilisé grâce à un traitement approprié peut subir, au moment de la grippe, une décompensation qui nécessite une hospitalisation?, explique pour sa part le Dr Balmick Gopaul, consultant du service de cardiologie à l?hôpital du Nord. Actuellement, plusieurs patients sont admis en salle en raison de ce problème : les médecins sont amenés à redéfinir leur traitement et le renforcer. Dans de rares cas, certains virus de la grippe peuvent causer une myocardite, une affection grave qui peut entraîner la mort si elle n?est pas décelée à temps.
Les insuffisants rénaux ne sont pas non plus à l?abri. Exposés aux infections, étant donné leur faible résistance, ils ne peuvent suivre un traitement antigrippal comme des personnes en bonne santé. ?En hiver, beaucoup sont affectés par la grippe de par le mode de transport en commun organisé par le ministère de la Santé. Ils sont particulièrement exposés lorsqu?ils doivent attendre de longues heures avant le début et à la fin d?une séance de dialyse. En cinq ans, j?ai vu mourir une vingtaine d?insuffisants rénaux terrassés par une infection pulmonaire?, confie un médecin de l?hôpital de Candos.
Selon lui, le vaccin antigrippal devrait être administré à toutes les personnes fragilisées et non uniquement aux personnes âgées et ce, dès février. ?Le corps pourra alors produire les anticorps nécessaires à l?arrivée de l?hiver. Se faire vacciner en mai ou juin ne sert à rien. D?autre part, les insuffisants rénaux présentent d?habitude un taux d?hémoglobine très bas, ce qui nécessiterait une injection régulière d?erythropoïétine (qui augmente le taux d?hémoglobine dans le sang) pour renforcer la résistance à la maladie?, poursuit notre interlocuteur. Mais tous ne peuvent se le permettre : le traitement n?est pas offert à l?hôpital et coûte au bas mot Rs 12 000 par mois.
Le regroupement en collectivité favorise la contagion puisque la transmission se fait par le biais de gouttelettes de salive et de sécrétions respiratoires. Ainsi, recommande le Dr Patrick Chui Wan Cheong, il est conseillé de ne pas envoyer les enfants à la crèche en cas de grippe. ?Malgré toutes les précautions, personne n?est à l?abri car cette maladie est très contagieuse. On peut toutefois prendre des mesures pour la prévenir ou encore limiter les complications.? La prévention de la grippe repose principalement sur l?administration du vaccin antigrippal et ce dès l?âge d?un an.
Mais on peut aussi se tourner vers les plantes, souligne le Dr Chui Wan Cheong. Elles agissent en profondeur, sans agresser l?organisme. ?On peut renforcer l?immunité des enfants en leur proposant des produits naturels à base de propolis.? Cette substance résineuse récoltée sur des bourgeons par des abeilles est indiquée en cas de grippe et de bronchite.
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