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Quand la communication ne passe pas
Il y a des cas rapportés, il y a aussi beaucoup de soupçons de négligence médicale qui sont tus. À tort ou à raison, il est assez régulier que lorsque quelqu’un meurt à l’hôpital ou que le cas d’un malade s’aggrave et qu’il fait appel à une institution privée, les familles aient des soupçons.
Le hic c’est qu’il est souvent difficile de juger un traitement, car il y a à Maurice une tendance à la politique de non-communication. Les médecins prescrivent des médicaments, mais le patient ne sait pas de quoi il s’agit, à quoi sert tel médicament. Les patients se plaignent souvent de n’avoir pas de détails sur leur maladie. Jeevita se rappellera toujours des paroles acerbes d’un neurologue à son égard qui voulait opérer un de ses proches. « Kan ou pose dokter kestion, ou dimann li detay lor so ttretman, li fer kouma dir ou pena pou poz kestion ou bizin zis aksepte. Léta mo matant ti bien grave ek en plis li vie. Nou ti pe gaign per tantsion li mor lor latab l’operasyon. Li mank patiens ar nou ek li avoye nou avek lotte dokter. Ou trouve sa normal ou ? »
Comment faire confiance à un médecin qui vous traite ainsi ? Comment ne pas se méfier de lui quand surgit un problème ? Des questions qui restent entières.
En chiffres
De janvier à juillet 2004, le Medical Council a enregistré 22 à 29 cas d’allégations de négligence médicale. En 2003, le nombre de plaintes déposées avoisinait les 10 à 17, tandis que pour l’an 2002, ce chiffre était de 20 à 25.
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