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Punies pour excès de solidarité

16 janvier 2004, 20:00

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Une centaine d?ouvrières chinoises de l?unité Réunion, du groupe Floréal Knitwear, se sont mises en grève hier matin. Elles entendent protester contre le licenciement de trois de leurs collègues pour «indiscipline» et «mauvaise conduite».

La direction accuse les trois employées d?avoir refusé de travailler le 24 décembre et d?avoir molesté deux hauts cadres. Traduites devant un comité disciplinaire, elle ont été trouvées coupables de «gross misconduct». Mercredi, elle ont reçu une lettre leur annonçant que la direction mettait fin à leur contrat.

Les faits remontent au 12 décembre. Zeheng Li Piaw, une ouvrière, tombe gravement malade. Elle admise à l?hôpital, mais deux semaines plus tard, son état ne s?améliore pas. Ses collègues demandent qu?elle soit transférée à l?hôpital, mais leur requête n?est pas acceptée.

Furieuses, trois employées débarquent aux Ressources humaines. La discussion avec deux responsables du département s?envenime. Les ouvrières tentent d?interdire à ceux-ci de quitter le bureau, les obligeant à dire quand Zehen Li Piaw sera autorisée à rentrer en Chine.

L?ouvrière malade regagne son pays le 31 décembre, mais la direction n?a pas oublié l?incident. Le 9 janvier, les trois ouvrières sont convoquées devant un comité disciplinaire. Le verdict tombe jeudi : c?est le licenciement. «It has been proved that you harassed two Assistant managers for hours and used all means to physically prevent them from leaving the factory premises», écrit Veena Ghurburrun, Human Resource Manager.

Les ouvrières chinoises réfutent les faits reprochés et se plaignent auprès du ministère du Travail. Accompagnées d?un interprète, elles relatent les circonstances dans lesquelles elles ont été remerciées. Pour l?heure, le ministère n?est pas encore intervenu.

Les ouvrières chinoises de l?usine demandent à la direction de reprendre leurs trois collègues, faute de quoi elles ne reprendront pas le travail. Des négociations sont depuis engagées et certaines ouvrières ont répondu positivement à l?appel.

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