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MAURICE PENSIVE
«Comment l?île est un miroir du vécu féminin ? comment l?île, aussi lointaine et vulnérable soit-elle, est l?écho de la marginalisation des femme dans certaines sociétés ?» C?est là l?une des problématiques abordée par Ailbhe O?Flaherty dans la dernière édition du Journal of Mauritian studies, publication du Centre for Mauritian Studies du Mahatma Gandhi Institute. Ailbhe O?Flaherty est titulaire d?un doctorat de troisième cycle du Department of Languages and Cultural studies à l?université de Limerick en Irlande.
Sa communication, placée en ouverture de la revue, s?intéresse à «Islandness and ?otherness? : representations of the island in contemporary mauritian fiction». Une étude portant sur le rôle fonctionnel et thématique de l?île chez trois auteurs mauriciens. Pour ses travaux, Ailbhe O?Flaherty a choisit entre autres : Blue Bay Palace de Natacha Appanah (2004), Le silence des Chagos de Shenaz Patel (2005) et Soupir d?Ananda Devi (2002).
Le Journal of Mauritian studies est une publication interdisciplinaire dans le champ des lettres et des sciences sociales. Il vise à encourager la recherche universitaire et contribuer à la réflexion sur les processus d?échange et de changements de la culture dans la région. Cette revue, qui sort en mai et en novembre, publie des articles basés sur une recherche originale, en français ou en anglais.
Politiques cohérentes
Son comité de lecture, pour la présente édition, comprenait pour le Centre for Mauritian studies : Nagamah Gopauloo, Amenah Jahangeer-Chojoo, Nalini Gujjalu, James Ng Foong Kwong, ainsi que Marc Serge Rivière de l?université de Limerick et Cadress Armoogum du Mauritius Examinations Syndicate.
Quatre autres communications constituent cette revue. On y retrouve, entre autres, celle de Sooryakanti Nirsimloo-Gayan, ancienne directrice du MGI, qui s?attache à «On the possibility of a shared cultural heritage». Réflexion sur la pluralité de culture mauricienne, les pratiques partagées, mais surtout la difficulté de formuler une politique culturelle cohérente.
Pour sa part, Sheila Bunwaree, chargée de cours en sociologie et sciences politiques à l?université de Maurice, aborde «Electoral reforms- for a more gender equitable Mauritius» et un champ politique dominé par le «masulinistic discourse». L?auteur précise que sa communication est «more of a feminist reflection on electoral reforms and the Mauritian policy. It argues that there is an urgent need for for electoral reforms if Mauritius is to become a more gender- equitable society».
A.G.-H
*disponible à Rs 150
«Mo pase la rivyer tanye.» La berceuse nous transporte jusque sur l?île Sucre, «recoin de l?océan Indien?petit bout de terre (qui) revêtait un aspect à la fois magique et mystérieux.» Il y a là la famille Miel, leur fils unique Eterne. «Ils l?avaient surnommé ainsi avec l?espoir qu?il vivrait pour l?éternité.» Plus loin nous croisons les Citronnelle et les Sombre, «dont tout le monde se méfie».
Entre peurs d?enfants et grands éclats de rire, Amarnath Hosany nous transporte dans un univers où l?innocence est reine. Dans le premier tome de Le prisonnier des rêves, intitulé La sorcière, il y orchestre l?éternel combat du bien et du mal. Dans un ouvrage, publié par Bartholdi Editions, qui s?adresse principalement aux enfants.
Une prose à leur portée, des références tout miel, mais bien locales, sont les ingrédients de ce premier tome où le conte de fée se mêle à la réalité. Pima la sorcière s?acharne à vouloir du mal à Eterne et Luna. «Avec sa magie, elle va contrôler les battements de mon c?ur et ma respiration dans mon sommeil. Tout le monde croira que je suis mort, et si l?on procède aux funérailles, je serai perdu, et elle sortira victorieuse.»
Mais Magina, la fée aveugle veille. Y aura-t-il des fiançailles ? La gra?mama reviendra-t-elle pour fêter cet événement ? La suite au prochain tome.
A.G.-H disponible à Rs 150
«L?homme et son développement», est le titre du premier numéro des dix volumes que Rajoo Rangasamy consacre à la spiritualité universelle. «Mon but est de proposer des pistes de réflexion à tous ceux qui s?intéressent à la spiritualité universelle dans un monde qui de plus en plus perd ses repères. Il leur offre une occasion de connaître la nature de leur potentiels intérieurs et comment les faire fructifier», explique l?auteur.
«Trop souvent, on fait l?amalgame entre religion et spiritualité. La religion est l?ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l?homme avec le sacré. La spiritualité est universelle. Elle n?enseigne pas la pratique des rites et des rituels, des cérémonies religieuses et des festivités en grande pompe.»
Le premier numéro traite des sujets auxquels le lecteur peut s?intéresser indépendamment de sa religion. «Qui est l?homme ?» , «Comment chercher un maître», «L?homme est-il une divinité déguisée ?» «Comment avoir une bonne santé ?» , «La sagesse», «Comment maîtriser le stress», sont autant de sujets dont traite l?auteur dans le premier volume de Spiritualité universelle.
Après avoir servi dans la section marketing de La Sentinelle Ltd durant 35 ans, Rajoo Rangasamy se joint au même département chez Le Dimanche. Il publiera d?ailleurs son intérêt dans Le Dimanche. L? ouvrage reprend les sujets déjà parus dans cette publication.
Lindsay PROSPER
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