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PTr et gouvernement s?affrontent
La guerre des thèses ne fait que commencer. Paul Bérenger exclut la possibilité que le terrorisme puisse être à l?origine de l?explosion meurtrière qui a secoué Grand-Baie, dimanche dernier. Navin Ramgoolam trouve que la position du gouvernement est contradictoire. Il évoque la présence des agents du FBI sur les lieux alors que Paul Bérenger se veut rassurant.
Le leader de l?opposition est irrité par la précipitation avec laquelle le ministère du Tourisme a sorti un communiqué pour ?rassurer les touristes? sur la nature de l?explosion. Il fait une mise en garde contre la ?manipulation des informations?. La thèse du gaz, ajoutée à la présence des soldats du Special Mobile Force, les bonbonnes de gaz toujours intactes, la présence des agents du FBI et la piste criminelle ?officiellement? privilégiée par la police locale laissent Navin Ramgoolam perplexe. Puisque le gouvernement s?est déjà prononcé sur l?affaire, l?opposition pense que ?les informations pourraient être manipulées ou cachées?.
Mais le Premier ministre maintient que la thèse de l?attentat terroriste doit être écartée. Il avance que les quatre caractéristiques intrinsèques d?un attentat terroriste sont absentes de l?explosion. Dans l?éventualité d?une découverte d?explosifs, c?est la piste criminelle qui sera retenue, dit-il. Entre-temps, la piste de la fuite de gaz est maintenue mais ?aucune piste ne sera écartée?.
?Amateurisme?
?Le gouvernement ment comme il respire?, répond Navin Ramgoolam qui dénonce ?l?amateurisme? avec lequel toute l?affaire est traitée.
Lors de sa conférence de presse samedi, Paul Bérenger a également fustigé le commissaire de la commission anti-corruption (Icac), Navin Beekarry. Il avait refusé de fournir des renseignements sur la manière dont le budget de Rs 100 millions a été dépensé et sur le nombre d?accusations formelles, provisoires et d?arrestations émis par l?institution.
Le Premier ministre estime que le commissaire ?porte une lourde responsabilité dans ce que l?Icac est devenue ?. Plus déterminé que jamais, il a veut mettre de l?ordre dans ?sa galimatia ki l?Icac finn vini la.?
Le Directeur des poursuites publiques en a aussi eu pour son grade. Encore une fois, la menace de réviser ses pouvoirs a été brandie. Un sujet qui a été évoqué lorsque Paul Bérenger commentait l?affaire O?Reilly. Il se dit ?solidaire? de la colère et l?indignation exprimée par Sandra O?Reilly et pense que l?affaire aurait dû être déférée aux assises.
L?opposition, parle pour sa part de ?climat malsain? qui prévaudrait à Maurice. Un climat dans lequel le Law and Order ?n?existe plus?. Les récentes attaques au cocktail Molotov lancées aux domiciles de Harry Sookun de la First City Bank et de l?avocat Jean-Claude Bibi ont ainsi été évoquées.
Autre critique de l?opposition : le chômage à Maurice. Le leader de l?opposition déplore que le gouvernement se contente d?affirmer que les chômeurs ne ?sont pas en train de chercher du travail activement?.
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