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Projets de réhabilitation à Richelieu et Petit-Verger
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Projets de réhabilitation à Richelieu et Petit-Verger
?L?environnement pénitentiaire est complexe. Les prisons ne devraient pas être caractérisées par les pouvoirs qu?elles ont de punir, mais plutôt par leur capacité à réhabiliter les détenus à travers le développement social, la formation professionnelle et l?expérience de travail.? Ce sont les propos du commissaire des prisons, Bill Duff, lors du lancement, hier, d?un projet d?agriculture et d?élevage à la prison ouverte de Richelieu.
Il estime que c?est un moyen d?encourager cette réhabilitation tant souhaitée. Environ 250 détenus pourront en bénéficier annuellement. Le premier volet du projet, conjointement financé par les gouvernements britannique et mauricien à hauteur de Rs 750 000 et Rs 250 000 respectivement, concerne l?agriculture.?L?objectif est de former les détenus des prisons ouvertes de Richelieu et de Petit-Verger dans la culture des légumes et de fourrage. Un verger et une pépinière de plantes ornementales sont aussi prévus?, explique le conseiller en prisons du bureau du Premier ministre, Lingnanaicker Vijayanarayanan.
Un lopin pour cinq détenus
Ainsi 14 hectares seront consacrés à la culture de giraumons, navets, laitues, piments et haricots verts, entre autres. Ces légumes, ensuite distribués dans les prisons du pays, permettront aux services pénitentiaires de faire de petites économies. ?Ces terres ont étés divisées en 12 lopins indépendants, ajoute Lingnanaicker Vijayanarayanan. Chaque lopin sera sous la responsabilité d?un groupe de cinq détenus pour cultiver des légumes sous la supervision d?officiers qualifiés dans le domaine de l?agriculture.? Il est probable que les détenus seront rémunérés pour leur travail.
Le deuxième volet concerne l?élevage d?animaux dont des vaches laitières, moutons, chèvres et volailles. Une cinquantaine de détenus, à la fois, travailleront dans la ferme annexe à la prison, encadrés par des officiers formés par l?Agricultural Research and Extension Unit. L?accent sera mis sur l?autonomie. Par exemple, chaque prisonnier qui travaille dans la ferme laitière sera responsable de deux vaches.
De son côté, le Human Resource Development Council a élaboré un cursus de formation pour les officiers et les détenus. Ces derniers seront examinés à la fin de leur participation dans le projet. ?Ce type de projet, estime le haut-commissaire britannique, Anthony Gobson, aide les prisonniers à acquérir de nouvelles techniques, à développer celles déjà acquises et à obtenir des qualifications reconnues?.
L?autre aspect intéressant du projet, c?est qu?il permet à certains détenus de trouver un emploi dès leur libération. Notamment ceux qui exerceront dans le poulailler car un volailler a déjà promis de les embaucher, une fois libres. Ce qui n?est pas pour déplaire au commissaire des prisons. ?Plus tard dans l?année et pendant les années à venir, nous allons libérer les détenus qui auront eu l?opportunité d?acquérir des techniques et des qualifications accréditées en agriculture et en élevage d?animaux. Il reviendra à la société de faire bon usage de ce potentiel.?
Le ministre de la Justice et des Droits de l?homme, Rama Valayden, présent hier, a visité les installations avec beaucoup d?enthousiasme. ?Le concept de la réhabilitation repose sur ce type de projet.? Il en a profité pour annoncer des lois plus sévères pour les crimes contre les enfants
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