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PRB : la contestation s?organise

26 juin 2008, 00:00

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Dans un mois environ, élèves, profs et personnel non-enseignant du secondaire de-vront rester plus longtemps à l?école. Et pour une fois ce ne sont pas les élèves qui pestent contre cette décision, mais bon nombre de leurs enseignants. C?est du moins ce qu?avancent leurs syndicats qui se disent prêts à descendre dans la rue et à donner le mot d?ordre de go-slow durant le troisième trimestre, s?ils ne sont pas rétribués pour ce temps additionnel passé à l?école.

Les quarante minutes de rallonge scolaire sont mal accueillies. Mais il faut préciser que si les représentants du personnel enseignant n?ont rien contre le principe, ils réclament par contre une compensation. Et si les autorités refusent de prendre en compte leurs considérations, cela pourrait être la confrontation. L?Education nationale, elle, souhaite la discussion.

<B>«Mesure intérimaire»</B>

Mais quelle est donc cette mesure qui dérange ? A partir du 1er août, les classes se termineront à 15 heures, au lieu de 14 h 20 actuellement. Et cela s?applique à tous les établissements scolaires secondaires, privés ou publics. Cette mesure a été évoquée pour la première fois dans le rapport du Pay research Bureau (PRB) du 30 mai dernier, et de manière plutôt subtile ? «Les éducateurs (secondaire) devront (?) travailler jusqu?à 15 heures. Cette provision a été prise en considération dans les rémunérations et prendra effet à partir du 1er août 2008.» C?est là une mesure qui suscite bien des interrogations. Les syndicats pensent que les enseignants ne sont pas payés pour travailler 40 minutes de plus.

Ils ont déjà préparé les arguments qu?ils soumettront au PRB et au ministère la semaine prochaine. «Au lieu de travailler 1 900 minutes par semaine, nous allons en faire 2 100. Cela représente une hausse de 11 % du temps de travail. Le PRB nous a donné une augmentation salariale de 47 % en moyenne, au même titre que d?autres fonctionnaires qui tombent dans la même grille salariale que nous», dit Narendranath Gopee, président de la Government Secondary School Teachers? Union (GSSTU), syndicat représentant les enseignants des établissements d?Etat. Et de faire remarquer que les autres fonctionnaires «ne devront pas travailler plus longtemps. En termes réels, nous n?avons eu que 36 % de hausse. Les 11 % de travail supplémentaires équivalent à Rs 2 900, soit deux increments, et c?est ce que nous demandons».

Un document sera envoyé au PRB pour que celui-ci prenne cet argument en compte dans son rapport «Errors & Omissions» qui sera publié dans un an. En attendant, le syndicat demande à l?Education une «mesure intérimaire». «En cas de refus, nous allons devoir donner un mot d?ordre de go-slow», avertit déjà Narendranath Gopee.

Son collègue représentant des employés des collèges privés tient le même raisonnement. «Cela ne nous dérange pas de travailler plus tard, mais il faut nous compenser pour cela et ce n?est pas ce que le PRB a fait. Et l?entrée en vigueur de la mesure le 1er août est précipitée. Il aurait fallu faire cela sur une base pilote avant», dit Yahya Paraouty, président de l?Union of Private Secondary Education Employees. Il brandit la menace de manifester devant le bureau du PRB.

Les syndicats souhaitent aussi savoir ce que les instituteurs feront durant ces 40 minutes additionnelles. «Nous avons demandé plus d?informations au PRB, mais nous n?avons eu aucun détail jusqu?à l?heure», regrette Yahya Paraouty. «Que le ministère vienne avec un plan détaillé», dit Narendranath Gopee.

Le ministre Gokhool expli-que que le ministère va «entamer des discussions avec les syndicats, le personnel enseignant et non-enseignant ainsi que les chefs d?établissement». Et d?ajouter qu?à partir du 1er août, «le principe sera appliqué», mais qu?en ce qui concerne l?utilisation de ce temps supplémentaire, «plusieurs options sont à l?étude». L?objectif est de prolonger les activités scolaires, «d?utiliser ce temps pour améliorer le bien-être des étudiants et du personnel».

<B>Patrick HILBERT</B>

REACTIONS POST-PRB

<B>La grogne s?installe chez les ingénieurs professionnels</B>

Les ingénieurs des organismes parapublics se mobilisent. Ceux affectés à la «Traffic Management Unit», à la «Central Water Authority», à la «Waste Water Management Authority», et à la «National Transport Authority» se réunissent aujourd?hui en assemblée spéciale au siège de la «Road Development Authority» Objectif : préparer leurs contre-propositions par rapport aux recommandations salariales effectuées par le PRB.

Dans une déclaration à «l?express» hier, Ashraf Jumka, porte-parole de la «Road Development Authority Employees Union» affirme que le dernier rapport du PRB a «dévalorisé» le statut des ingénieurs. «Si le PRB ne corrige pas l?anomalie salariale, bon nombre d?ingénieurs du public iront dans le privé», dit-il. Les ingénieurs du parapublic cités plus haut ont préparé un mémoire qui sera remis au PRB. Ils y relèvent notamment les différences de salaires entre leur corps de métier et d?autres employés de la fonction publique. La «Government Professionnal Engineers Association» s?est jointe à la lutte menée par la RDAEU.

Le personnel paramédical n?est pas en reste. Les heures de travail des «Community midwives», seront modifiées et la rémunération des heures supplémentaires des, «Radiographic assistants» a été revue, ce qui n?est pas au goût des principaux concernés. Quant à la demande de la, «State Employees Federation», pour que les syndicats adressent leurs contre-propositions directement au PRB au lieu de passer par le ministère de la fonction publique, elle a été acceptée.

<B>Jean-Denis PERMAL</B>

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