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Pourquoi Valence est si fort

18 mai 2004, 20:00

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A la fois meilleure attaque et meilleure défense du Championnat d?Espagne, force et fraîcheur physique, jeu collectif et exploits individuels, souverain à l?extérieur et fort à domicile, dangereux en contre et gérant bien la maîtrise du ballon, joueurs expérimentés : Valence, qui joue contre Marseille la finale de la Coupe de l?UEFA, ne semble avoir que des points forts.

Si l?actuel entraîneur Rafael Benitez, grand artisan de la réussite valencienne, a développé un jeu beaucoup plus ambitieux que son prédécesseur argentin Hector Cuper, adepte du ?catenaccio?, il a toutefois pu construire sur une base solide.

Ainsi, Benitez a gardé le même schéma en défense avec un Canizares dans les buts, Ayala et Pellegrino en défense centrale et Carboni à gauche. Seul, l?arrière droit Curro Torres, venu remplacer Jocelyn Angloma, est nouveau.

?Nous avons une bonne défense, car nous avons de bons défenseurs?, souligne Rafael Benitez.

International espagnol, Canizares a été sacré quatre fois meilleur gardien de la Liga (et est le seul à l?avoir remportée avec deux équipes différentes). Ayala, capitaine de la sélection argentine, courtisé par le Real, Manchester United et Chelsea, est une référence mondiale.

A ses côtés, Pellegrino est aussi international argentin. A droite, Curro Torres est international espagnol et à gauche, le vétéran Carboni, 39 ans, ancien international italien, connaît toutes les ficelles du métier.

Aux deux postes de milieu de terrain défensif, le club ne compte rien d?autre que la paire de titulaire de l?équipe nationale espagnole, David Albelda, le Deschamps espagnol, et Ruben Baraja. Pas étonnant donc qu?il soit difficile de se frayer un passage vers les buts valenciens.

Côté offensif, avec le lutin Pablo Aimar, meneur de jeu de la sélection argentine, le génial ailier gauche Vicente, capable de déborder mais aussi de marquer, et le polyvalent Mista, meilleur buteur espagnol du championnat, le club se montre d?une efficacité offensive hors du commun après de longues années de manque de réalisme.

Solidarité

Mais, plus important, l?entraîneur Rafael Benitez, qui visionne plus de 1 000 matches par an et connaît parfaitement chacun de ses adversaires, a su mettre en place un jeu collectif où tout le monde attaque et tout le monde défend. Pas moins de 17 joueurs différents valenciens ont marqué cette saison, alors que Mista ou Aimar se retrouvent souvent à couvrir des montées des défenseurs.

Cette solidarité, on la retrouve dans les rotations mises en place par l?entraîneur dès le début de saison. Si nombreux étaient ceux qui critiquaient l?absence d?équipe type en septembre, le système mis en place par Benitez est aujourd?hui érigé en exemple.

S?appuyant sur plusieurs joueurs polyvalents et notamment Angulo (avant-centre, milieu droit, arrière droit), Marchena (défenseur central, milieu défensif), Mista (avant-centre ou milieu offensif), Benitez a constamment fait tourner son effectif. ?Parfois, il y a des joueurs meilleurs techniquement, mais s?ils ne sont pas frais, ils ne t?apportent pas ce qu?apporte un joueur qui, lui, est frais?, explique Benitez.

Seul Benitez sait aujourd?hui l?équipe qu?il alignera ce soir, mais les Marseillais doivent savoir que ce sera de toute façon une des meilleures d?Europe et qu?il leur faudra réaliser un véritable exploit pour revenir de Suède avec le trophée.

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